1409 – Le jugement et la fatwa dictés par le caprice :
1410 – Le jugement et la fatwa rendus sur la base d’une opinion ou d’un point de vue sans examen de la prépondérance :
Ibn Mufliḥ a dit : « Il est unanimement interdit de trancher ou de donner une fatwa sous l’emprise des passions, tout comme il est unanimement interdit de se contenter d’un avis ou d’une option juridique sans rechercher lequel est le plus probant. Par consensus également, il incombe à chacun d’agir selon la conviction qu’il estime juste pour ce qui le concerne, droits et devoirs confondus. C’est ce qu’a affirmé notre shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 6/423 (11/107)⦘ (1).
1411 – L’exigence de la piété scrupuleuse chez le qâḍî :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Al-Khirqî, l’auteur du Rawḍa, al-Ḥulwānî, Ibn Razîn et notre shaykh ont posé la condition suivante : qu’il soit d’une piété scrupuleuse (2). » ⦗Al-Furūʿ 6/423 (11/107)⦘ (3).
1412 – Les piliers de l’autorité :
1413 – Les conditions requises du qâḍî sont appréciées à la mesure du possible :
Ibn Mufliḥ rapporte encore : « Notre shaykh a dit : l’autorité repose sur deux piliers : la force et la probité. La force, dans le domaine du jugement, se ramène à la connaissance de la justice et à la capacité de faire exécuter la décision ; la probité renvoie à la crainte d’Allah.
Ces conditions s’évaluent selon les possibilités réelles ; il faut nommer le plus vertueux, puis le mieux placé après lui. Les propos de l’imâm Aḥmad et d’autres l’attestent : ainsi, s’il n’y a que des pécheurs, on choisira le plus utile et le moins dommageable d’entre eux ; s’il n’y a que des muqallids, on désignera le plus équitable et le plus compétent en matière de taqlîd. Et il en est bien ainsi, car al-Marwadhî rapporte au sujet de celui qui déclare : « Je ne puis juger avec équité » que la charge revient alors à quelqu’un de plus juste que lui.
(1) al-Ikhtiyarat de al-Ba‘li, p. 480.
(2) C’est-à-dire : on exige que le juge soit pieux.
(3) al-Ikhtiyarat de al-Ba‘li, p. 481.
١٤٠٩ - الحكم والفتيا بالهوى:
١٤١٠ - والحكم والفتيا بقول أو وجه من غير نظر في الترجيح:
- قال ابن مفلح: (ويحرم الحكم والفتيا بالهوى إجماعا، وبقول أو وجه من غير نظر في الترجيح إجماعا، ويجب أن يعمل بموجب اعتقاده فيما له وعليه إجماعا، قاله شيخنا) [الفروع ٦/ ٤٢٣ (١١/ ١٠٧)] (١).
١٤١١ - اشتراط الورع في القاضي:
- قال ابن مفلح: (وقال الخرقي وصاحب «الروضة» والحلواني وابن رزين وشيخنا: ورعا (٢)) [الفروع ٦/ ٤٢٣ (١١/ ١٠٧)] (٣).
١٤١٢ - أركان الولاية:
١٤١٣ - وشروط القاضي تعتبر حسب الإمكان:
- قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: الولاية لها ركنان: القوة والأمانة، فالقوة في الحكم ترجع إلى العلم بالعدل وتنفيذ الحكم، والأمانة ترجع إلى خشية الله تعالى.
وهذه الشروط تعتبر حسب الإمكان، ويجب تولية الأمثل فالأمثل، وأن على هذا يدل كلام أحمد وغيره، فيولى لعدم أنفع الفاسقين وأقلهما شرا، وأعدل المقلدين وأعرفهما بالتقليد، وهو كما قال، فإن المروذي نقل فيمن قال: لا أستطيع الحكم بالعدل: يصير الحكم إلى أعدل منه.
(١) «الاختيارات» للبعلي (٤٨٠).
(٢) أي: يشترط في القاضي أن يكون ورعا.
(٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٨١).