Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Introduction :
Certes, la louange appartient à Allah ; nous Le louons, implorons Son secours, sollicitons Son pardon et cherchons refuge auprès d’Allah contre les maux de nos âmes et les mauvaises conséquences de nos actes. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah, Unique, sans associé, et j’atteste que Muhammad est le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui.
Ceci étant dit…
S’agissant de l’adoration, de l’ascèse, de l’attendrissement des cœurs, de la purification des âmes, de leur guérison des maladies spirituelles et de leur traitement des passions, il est impératif de se conformer aux Compagnons – qu’Allah les agrée –, car ils sont les plus savants et les plus érudits du Coran et de la Sunna. Allah – Exalté soit-Il – les a loués dans le Noble Coran et sur la langue de Son noble Messager – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – par les plus sublimes éloges, éloges qu’aucun de ceux qui sont venus après eux n’a reçues. Il nous est donc enjoint de suivre leurs traces, de nous guider par leur conduite et de nous attacher à leurs traditions ; leur voie constitue la frontière entre la Sunna et l’innovation. C’est ainsi que les Compagnons – qu’Allah les agrée – prenaient pour preuve de l’égarement des gens de l’innovation leur éloignement des Compagnons.
De la sorte, ʿAbd Allâh ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – s’adressa, en les réprouvant, à ceux qui formaient des cercles :
« Vous vous êtes assurément estimés supérieurs aux Compagnons de Muhammad en science ! » (1)