Le Prophète ﷺ a dit : « Toute la création d’Allah est belle. » [Authentique]
Cette apparence dans laquelle Allah nous a créés est donc une grâce divine et une marque d’honneur pour nous. Il ne fait dès lors aucun doute que se raser la barbe et la faire disparaître constitue une ingratitude envers cette immense faveur, un revirement par rapport à la sunna – la meilleure des voies – du Prophète ﷺ, et une régression au rang des mécréants à qui la laideur de leurs actes a été embellie, au point qu’ils en sont venus à penser que civilisation et perfection consistent à abolir la différence la plus manifeste entre l’homme et la femme :
« Il arrive à l’homme, aux jours de l’épreuve,
De tenir pour beau ce qui ne l’est pas. »
Le respect que les juristes accordent au fait de laisser pousser la barbe est tel que les imams Abû Ḥanîfa, Aḥmad et ath-Thawrî ont déclaré : « Si l’on porte atteinte à la barbe d’un homme au point de la faire disparaître totalement, sans qu’aucun poil ne repousse, l’auteur de cette agression doit verser une diyah complète (l’indemnité légale due en cas d’homicide), comme s’il avait tué l’intéressé. » Ibn Mufliḥ, qu’Allah lui fasse miséricorde, explique : « Parce qu’il a anéanti ce qui faisait l’essence même de la chose, situation comparable à celle de quelqu’un qui priverait un homme de la lumière de ses yeux. »
Qays ibn Saʿd, quant à lui, ne portait pas de barbe. Les Ansâr dirent alors : « Qays est certes un noble chef par sa bravoure et sa témérité, mais il est imberbe. Par Allah… »