— et la leur —, même si nous nous différencions d’eux en taillant la moustache et en ôtant ce qui déborde de la lèvre. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui ne taille pas sa moustache ne fait pas partie des nôtres. » (hadith authentique)
Si, aujourd’hui, certains mécréants — tels les Juifs — laissent pousser leur barbe tandis que d’autres la rasent, nous sommes tenus de nous démarquer de ceux qui la rasent ou la raccourcissent, non de ceux qui la laissent croître. Car, si la règle était qu’il faut systématiquement s’abstenir de toute pratique adoptée par les mécréants, il nous faudrait alors délaisser la circoncision, puisque les Juifs la pratiquent.
Troisièmement, le fait que la majorité des musulmans, de nos jours, se rasent la barbe n’entame en rien la pérennité du motif consistant à se distinguer des polythéistes. Le Coran et la sunna constituent, en effet, une preuve décisive contre eux : ils consacrent l’interdiction de modifier la création d’Allah et de se faire ressembler aux femmes. La sunna montre par ailleurs que laisser croître la barbe fait partie des traits de la disposition naturelle, laquelle ne varie ni avec le passage du temps ni avec la déviation de certains. Il n’est donc pas recevable de rejeter ce qu’Allah a légiféré pour nous et ce sur quoi Il nous a créés, sous prétexte que certains adversaires de notre religion l’observent ou que certains de ceux qui s’en réclament y manquent.