Ce verset constitue aussi une indication de l’ordre d’embellir son apparence et de se tenir propre ; c’est comme si Allah disait : « Je vous ai créés dans la plus belle forme et la plus parfaite constitution ; ne la dégradez donc pas par ce qui l’enlaidit et la défigure. Préservez plutôt tout ce qui entretient sa beauté et ne suivez pas Satan lorsqu’il vous incite à modifier la création d’Allah. »
Il est rapporté dans le hadith suivant (rapporté par al-Bukhârî et Muslim) : « Qu’Allah maudisse les tatoueuses et celles qui se font tatouer, les épileuses et celles pour qui l’on épile, et celles qui se taillent les dents pour paraître belles : celles-là mêmes qui altèrent la création d’Allah. »
Le texte précise donc la raison de cette malédiction — preuve de l’interdiction — dans l’expression : « celles qui altèrent la création d’Allah ».
Ainsi, celui qui se rase la barbe pour l’esthétique altère lui aussi la création d’Allah ; il mérite même plus encore la menace évoquée, car la Loi autorise à la femme davantage d’ornements qu’à l’homme. Or le rasage de la barbe s’apparente au nams — l’épilation du visage ou des sourcils qu’une femme pratique pour paraître plus belle —, et cela est encore plus blâmable chez l’homme.
Laisser pousser la barbe fait partie des traits distinctifs des prophètes — que la paix soit sur eux.
Nous avons déjà vu que la fitra correspond à la sunna des prophètes — que la paix soit sur eux. Le Très-Haut dit également : « Et rappelle-toi lorsque ton Seigneur éprouva Abraham par certaines paroles, qu’il accomplit parfaitement… » (Al-Baqarah 2 : 142).