Zakariyyâ rapporte que Musʿab dit : « J’ai oublié la dixième, à moins qu’il ne s’agisse du rinçage de la bouche. » (rapporté par Muslim).
Les pratiques relevant de la disposition naturelle constituent la forme dans laquelle Dieu a créé Ses serviteurs dès l’origine ; Il a fait naître en eux l’accomplissement de ces actes, l’inclination à les pratiquer et l’appréciation de leur bien-fondé, tout en les prédisposant à rejeter ce qui les contredit. Si un homme délaissait ces traits, son apparence ne conserverait même plus les caractéristiques de l’humanité ; que dire alors de celui qui appartient à la communauté de l’islam, religion même de la disposition naturelle ?
Celui dont la nature originelle est demeurée saine, sans altération due à l’environnement, est poussé par cette nature à détester, sur son propre corps, tout ce qui ne relève pas de l’embellissement, et à aimer ces traits innés même si aucune révélation ne les avait prescrits. Que dire donc lorsqu’ils sont, en outre, confirmés par les lois révélées à tous les prophètes ?
L’érudit al-Suyûṭî — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « La meilleure explication donnée de la disposition naturelle est qu’il s’agit de la sunna ancienne choisie par les prophètes et sur laquelle toutes les législations divines se sont accordées ; c’est donc un état inné sur lequel ils ont été créés. »