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Al-Nawawî a ajouté : « Les savants ont relevé, à propos de la barbe, dix (1) pratiques réprouvées (2), certaines plus blâmables que d’autres :
- La teindre en noir sans motif lié au jihâd.
- La teindre en jaune dans l’espoir de ressembler aux gens pieux, mais sans chercher à suivre la sunna.
- La blanchir au soufre ou à toute autre substance afin de hâter l’apparence de la vieillesse, dans le but d’acquérir prestige et vénération, et de faire croire que l’on compte parmi les cheikhs.
- L’arracher ou la raser dès le premier duvet, par préférence pour l’imberbité et l’élégance du visage (3).
- Ôter les poils blancs (4).
- La coiffer mèche sur mèche, par affectation, pour plaire aux femmes ou à toute autre personne.
- Y ajouter ou en retrancher : soit en augmentant les poils des favoris au niveau des tempes, soit en enlevant une partie de ces mêmes favoris lors de la coupe des cheveux, en épilant les deux côtés de la ʿanfaqa (la petite touffe sous la lèvre inférieure), ou toute pratique similaire.
- La peigner d’une manière ostentatoire afin de paraître sous un beau jour aux yeux des gens.
- La laisser hérissée et emmêlée pour donner l’image de l’ascèse et de l’indifférence à soi-même.
- Contempler sa noirceur ou sa blancheur avec admiration, vanité, illusion de jeunesse, fierté de la vieillesse, et sentiment de supériorité sur les plus jeunes.
- La tresser ou la nouer."
(1) Il indique que les cas concernant les hommes se ramènent ici à douze caractéristiques.
(2) Ibn ʿAllân remarque dans Dalîl al-Fâliḥîn, après avoir cité ce passage d’al-Nawawî : « Il ressort clairement que le terme karaha (réprobation) employé englobe aussi l’interdiction, à l’instar de la teinture noire utilisée hors du jihâd. » (4/495).
(3) Abû Ḥâmid al-Ghazâlî écrit dans l’Iḥyâ’ : « Quant au fait d’arracher la barbe dès le début de sa pousse, par imitation des imberbes, cela fait partie des grands actes blâmables, car la barbe est l’ornement de l’homme. » (2/257).
(4) Al-Ḥâfiẓ (Ibn Ḥajar) rapporte qu’al-Nawawî retient l’avis de l’interdiction d’arracher les cheveux blancs, en raison de la mise en garde explicite rapportée à ce sujet. (Fatḥ al-Bârî, 10/351).
وقال النووي ﵀: وقد ذكر العلماء في اللحية عشر (١) خصال مكروهة (٢) بعضها أشد قبحا من بعض:
وإحداها: خضابها بالسواد لا لغرض الجهاد.
الثانية: خضابها الصفرة تشبها بالصالحين لا لأتباع السنة.
الثالثة: تبيضها بالكبريت أو غيره استعجالا للشيخوخة لأجل الرياسة والتعظيم وإيهام أنه من المشايخ.
الرابعة: نتفها أو حلقها أول طلوعها إيثارا للمرودة وحسن الصورة (٣).
الخامسة: نتف الشيب (٤).
السادسة: تصفيفها طاقة فوق طاقة تصنعا ليستحسنه النساء وغيرهن.
السابعة: الزيادة فيها والنقص منها بالزيادة في شعر العذار من الصدغين، أو أخذ بعض العذار في حلق الرأس ونتف جانبي العنفقة وغير ذلك.
الثامنة: تسريحها تصنعا لأجل الناس.
التاسعة: تركها شعثة ملبدة إظهارا للزهادة وقلة المبالاة بنفسه.
العاشرة: النظرة إلى سوادها وبياضها إعجابا وخيلاء وغرة بالشباب وفخرا بالمشيب وتطاولا على الشباب.
الحادية عشرة: عقدها، وضفرها.
(١) كذا قال - والذكور هنا اثنتا عشرة خصلة.
(٢) قال ابن علان في دليل الفالحين بعد نقل هذه العبارة للنووي ﵀ ما نصه: وظاهر أن مراده بالكراهة ما يشمل التحريم كالخضاب بالسواد لغير الجهاد اهـ (٤/ ٤٩٥).
(٣) وقال أبو حامد الغزالي في الإحياء: وأما نتفها -أي اللحية- في أول النبات تشبها بالمرد فمن المنكرات الكبار، فإن اللحية زينة الرجال ج هـ (٢/ ٢٥٧).
(٤) قال الحافظ: ورجح النووي تحريمه -أي نتف الشيب- لثبوت الزجر عنه (فتح الباري ١٠/ ٣٥١)