(1) D’après Ibn ʿUmar — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Distinguez-vous des polythéistes : taillez vos moustaches de très près et laissez croître vos barbes. »
(2) Al-Bukhârî — qu’Allah lui fasse miséricorde — écrit : « Ibn ʿUmar rasait sa moustache si court que la blancheur de la peau apparaissait, et il coupait également ces deux parties-ci, c’est-à-dire la zone située entre la moustache et la barbe. »
(3) An-Nawawî — qu’Allah lui fasse miséricorde — rapporte : « Al-Ghazâlî a dit : Il n’y a pas de mal à laisser les deux sibâlayn, c’est-à-dire les extrémités de la moustache ; c’est ce que firent ʿUmar — qu’Allah l’agrée — et d’autres. J’ajoute qu’il n’y a pas non plus de mal à la raccourcir ; al-Bayhaqî a rapporté cela d’après Ibn ʿUmar — qu’Allah l’agrée. »
Al-Shawkânî — qu’Allah lui fasse miséricorde — écrit : « Les opinions divergent sur la longueur qu’il convient de retrancher de la moustache. Nombre de Pieux Prédécesseurs la supprimaient entièrement, la rasant à la racine, se fondant sur le sens apparent de l’injonction : “taillez de très près, supprimez”. C’est l’avis des Kûfiens.
D’autres, tout aussi nombreux, interdirent de la raser complètement. C’est vers cette opinion que pencha Mâlik, qui estimait qu’il fallait réprimander celui qui la rase ; Ibn al-Qâsim rapporte de lui cette parole : “Raser la moustache constitue une mutilation.” »
(4) An-Nawawî — qu’Allah lui fasse miséricorde — précise ailleurs : « L’avis retenu est qu’on la coupe jusqu’à ce que le bord de la lèvre apparaisse, sans la raser à la racine. Quant à la version du hadith : “taillez de très près les moustaches”, elle signifie : taillez ce qui dépasse sur les lèvres. »
Dans le Muwaṭṭaʾ de l’imâm Mâlik — qu’Allah lui fasse miséricorde —, Yahyâ rapporte avoir entendu Mâlik dire : « On enlève de la moustache jusqu’à ce que le rebord de la lèvre — l’iṭâr — soit visible ; on ne la rase pas, car ce serait se mutiler soi-même. »
Al-Qurṭubî — qu’Allah lui fasse miséricorde — explique : « Couper (al-qaṣṣ) signifie ôter ce qui dépasse sur la lèvre, de sorte qu’il ne gêne pas lors de la prise de nourriture et que la saleté ne s’y accumule pas. »