An-Nawawî – qu’Allah lui fasse miséricorde – a déclaré : ce qui est visé, c’est l’extraction des poils situés aux extrémités du visage et l’affinement des sourcils, et c’est là ce qui est interdit et réprouvé. As-Suyûtî, dans l’Iklîl, précise : « Le namṣ (l’épilation du visage) consiste à arracher les poils du visage. »
Si, en revanche, une femme voit pousser des poils sur son menton, sous sa lèvre ou qu’une moustache lui apparaisse, l’avis majoritaire est qu’il n’est pas illicite de les enlever. Les shaféites estiment même que leur retrait est recommandé, tandis que les hanbalites jugent qu’il n’y a aucun mal à se raser le visage et que l’interdiction ne concerne que les sourcils. La divergence repose sur la définition même du namṣ, comme on l’a déjà expliqué.
Troisièmement :
Certains savants considèrent également comme une altération de la création d’Allah le fait d’enlaidir les ongles et de les laisser pousser. Cette pratique déplorable, venue de femmes dévergondées d’Europe, s’est répandue chez de nombreuses musulmanes (1). Elles enduisent en effet leurs ongles d’un vernis rouge – le fameux « manucure » –, ce qui empêche l’eau d’atteindre les membres des ablutions ; tant que cette couche subsiste, ni ablution, ni grande purification, ni prière ne sont valables. Il arrive aussi qu’elles laissent pousser certains de leurs ongles – et quelques jeunes gens font de même –, ce qui contrevient une fois encore à la saine nature dont l’un des traits est de couper les ongles :
Dis à l’ignorante qui a laissé pousser ses griffes :
Par crainte, j’ai failli prendre la fuite ;
Les griffes, on les connait aux bêtes féroces ;
Quand donc a-t-on vu des gazelles munies de serres ?
Hier encore, en cachette, tu as raccourci ta chevelure
Et déplacé ton sourcil de l’endroit que la nature lui avait assigné ;
Demain, on te verra tourner ta bouche vers ta nuque
Et, malgré toi, rejeter ton nez sur le côté !
Qui donc a enseigné aux ignorantes que leur beauté
Réside à contredire leur nature et à lui tourner le dos ? (2)
Quatrièmement :
Comment se repent-on du tatouage ? An-Nawawî (3) répond : « Le repentir consiste à l’effacer immédiatement, à moins de craindre la perte du membre ou qu’une telle ablation n’occasionne une difformité importante. »
Cinquièmement :