C’est pourquoi le Diable songea à altérer, par ces membres, la création d’Allah – qu’Il soit exalté. Dans le hadith rapporté par ʿIyâḍ ibn Ḥimâr al-Mujâshiʿî, Allah dit : « J’ai certes créé tous Mes serviteurs dans la pure disposition originelle, et voilà que les démons vinrent à eux, les détournèrent (1) de leur religion, leur rendirent illicite ce que J’avais rendu licite et leur ordonnèrent d’associer à Moi ce pour quoi Je n’ai fait descendre aucune autorité (2). »
Les savants sont unanimes : il est illicite de castrer un être humain, car cela constitue la même altération de la création d’Allah. Il en va de même pour l’amputation de l’un quelconque de ses membres en dehors d’une peine légale fixe (ḥadd) ou d’une rétribution légale (qiṣâṣ) ; tel est l’avis rapporté d’Abû ʿUmar.
Bénéfices divers liés au principe précédent et dont on a grand besoin
- Le jugement concernant le port de la « perruque »
La Commission permanente de la fatwa en Arabie saoudite, présidée par le shaykh ʿAbd al-ʿAzîz ibn Bâz – qu’Allah lui fasse miséricorde –, fut interrogée : « Quel est le statut d’une femme qui porte ce qu’on appelle une perruque afin de se faire belle pour son mari ? » La Commission répondit :
« Il convient à chacun des deux époux de se faire beau pour l’autre de manière à susciter affection et à renforcer leur lien, mais dans les limites de ce qu’autorise la loi islamique, non dans ce qu’elle prohibe. Le port de la perruque est apparu chez les non-musulmanes, qui se sont distinguées par cet ornement jusqu’à en faire l’un de leurs signes caractéristiques. Dès lors, si la musulmane la porte et s’en pare – même pour son mari –, elle imite les mécréantes, et le Prophète ﷺ a dit : “Quiconque imite un peuple en fait partie.” En outre, la perruque relève du rajout artificiel de cheveux – voire c’est pire encore –, or le Prophète ﷺ l’a interdit et a maudit celle qui s’y adonne. »
- Le texte hadithique mentionne explicitement la malédiction portée contre la nâmiṣa et la mutanammisa
Ibn al-Athîr précise : la nâmiṣa est celle qui arrache les poils de son visage ; la mutanammisa est celle qui demande à autrui d’en faire autant pour elle – d’où le nom donné à la pince (manqâsh). Abû Dâwûd ajoute : la nâmiṣa est celle qui épile les poils du sourcil, c’est-à-dire qui l’amincit et le redessine.