et Il a maudit celle qui s’y adonne, lorsque le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Qu’Allah maudisse (1) celles qui pratiquent le tatouage, (2) celles qui se font tatouer, (3) celles qui épilent les sourcils, celles qui se les font épiler, celles qui créent un espace entre leurs dents pour se rendre plus belles (4) – celles qui altèrent la création d’Allah. » (5)
Ibn Masʿūd, le rapporteur du hadith, déclara alors : « Ne maudirai-je pas ceux que le Messager d’Allah ﷺ a maudits, alors que cela figure dans le Livre d’Allah ? » Il faisait allusion à cette parole du Très-Haut : « Prenez ce que le Messager vous donne et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. » (6)
Al-Ṭabarī a dit : « Il n’est pas permis à la femme de modifier quoi que ce soit de la constitution dans laquelle Allah l’a créée, que ce soit en ajoutant ou en retranchant, dans le seul but de paraître plus belle, et cela aussi bien pour son mari que pour un autre. Ainsi, celle dont les deux sourcils sont joints et qui enlève les poils entre les deux pour créer artificiellement une ouverture, ou, inversement, celle qui a naturellement un espace et tente de le dissimuler, ou encore celle dont les cheveux sont courts ou clairsemés et qui les rallonge ou les épaissit avec les cheveux d’autrui : tout cela relève de l’interdiction et constitue une altération de la création d’Allah. Sont toutefois exclus les cas où l’on cherche à éviter un préjudice ou une souffrance réelle. Relèvent également de l’altération de la création d’Allah la castration, l’œil crevé et la coupe des oreilles ; c’est ce qu’ont indiqué Ibn ʿAbbās, Anas, ʿIkrima et Abū Ṣāliḥ. Tout cela n’est qu’une torture infligée aux animaux, un procédé par lequel on déclare illicite ou licite selon des chimères, un discours sans preuve ni argument. Or les oreilles constituent, pour les bêtes de troupeau, à la fois une beauté et une utilité, et il en va de même du reste de leurs membres.