La nécessité pressante de diffuser une telle étude – quand bien même il existe, dans la situation actuelle des musulmans, des problématiques d’ordre général plus graves encore – se voit confirmée par plusieurs réalités :
• D’abord, certains esprits décourageants tournent en dérision ce rite islamique et le traitent avec une désinvolture indigne d’une prescription que le Messager d’Allah ﷺ a non seulement évoquée, mais encore prescrite et rendue obligatoire.
• Ensuite, des personnes gagnées par l’occidentalisme applaudissent la pratique des polythéistes, qui consiste à se raser la barbe, et trouvent répugnant l’attachement à la sunna tirée de la meilleure guidance, celle du Prophète ﷺ.
• S’y ajoutent les pseudo-arguments intellectuels ou pseudo-scientifiques, maladifs et inconsistants, que brandissent certains qui se réclament du noble savoir ; ils les diffusent parmi les gens pour justifier une réalité contraire à la loi d’Allah, alors que le commun des fidèles les considère comme des modèles et se met à les imiter en excusant leur conduite.
• À cela s’ajoutent les pressions qu’exercent certains pères sur leurs fils désireux d’obéir au Messager d’Allah ﷺ et de se conformer à son ordre, au lieu de les aider à la piété et au salut.
• Il faut encore mentionner la persécution que subissent ceux qui ravivent cette sunna obligatoire, notamment au sein de nombreuses institutions – en particulier les forces armées –, où les responsables sacralisent les ordres de leurs supérieurs exigeant que les conscrits se rasent la barbe ; ils jugent quiconque y contrevient, le punissent par la prison, l’oppression et les sévices, tout en faisant la sourde oreille au commandement du Maître des fils d’Adam ﷺ de laisser croître la barbe, sans se soucier des menaces claires et des terribles avertissements, ici-bas comme dans l’au-delà, qui visent celui qui persécute un musulman pour sa pratique religieuse.
Et ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’ils proclament : « Ta liberté s’arrête là où commence le tort causé à autrui », tout en violant eux-mêmes ce principe et en s’immisçant dans la liberté d’autrui alors même qu’elle ne leur porte aucun préjudice…
Pourquoi, dès lors, cette « supercherie » baptisée « liberté individuelle » est-elle accordée à la jeune femme dévergondée et affichant sans pudeur ses atours – véritable germe nuisible à toute société qu’elle traverse – ainsi qu’aux jeunes égarés qui, tantôt imitent les femmes, tantôt les mécréants, non seulement dans leur apparence, mais encore dans leurs idées, leurs mœurs et leur être profond ?