Parmi les arguments les plus explicites à cet égard figurent le verset de la sourate ar-Rûm et celui de la sourate al-Aḥzâb.
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Le verset de la sourate ar-Rûm. — Allah – exalté soit-Il – dit : « Dirige ton visage vers la religion, en pur monothéiste », puis Il ajoute : « tournés vers Lui ». Cette locution circonstancielle (« tournés vers Lui ») se rapporte au pronom sujet sous-entendu par lequel le Prophète ﷺ est interpellé dans l’ordre : « Dirige ton visage… ». Le sens est donc : « Dirige ton visage, ô Prophète d’Allah, tandis que vous – la communauté – revenez repentants. » Si la communauté n’avait pas été, en droit, incluse dans cet impératif adressé exclusivement à lui, le texte aurait employé le singulier : « revenant », car tous les spécialistes de la langue arabe s’accordent à dire qu’un véritable complément circonstanciel – c’est-à-dire non causal – doit s’accorder avec son support en nombre (singulier, duel, pluriel) et en genre. Il serait donc fautif de dire : « Zayd est venu en riant (pluriel) » ou « Hind est venue en riant (pluriel féminin) ».
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Le verset de la sourate al-Aḥzâb. — À propos de Zaynab bint Jahsh al-Asadiyya ﵂, Allah déclare : « Lorsqu’alors Zayd eut tiré d’elle ce qu’il désirait, Nous te la fîmes épouser. » Cet énoncé vise le Prophète ﷺ à titre particulier, mais Allah a clairement indiqué que sa règle englobe tous les croyants en disant : « …afin qu’il n’y ait aucune gêne pour les croyants » (1). Il y renvoie encore dans la même sourate lorsqu’Il dit : « réservée à toi, à l’exclusion des croyants ». En effet, si la disposition concernant « toute femme croyante qui se donne au Prophète » (2) ne concernait que lui, l’ajout « réservée à toi, à l’exclusion des croyants » eût été superflu, comme cela saute aux yeux.
ʿÂʾisha ﵂ a également réfuté ceux qui prétendent que le fait de donner le choix à l’épouse équivaut à un divorce, rappelant que l’Envoyé d’Allah ﷺ avait proposé ce choix à ses femmes, lesquelles l’avaient préféré, sans qu’il le considère pour autant comme un divorce – bien que l’adresse fût personnelle, comme le montrent les deux versets : « Ô Prophète, dis à tes épouses : “Si vous désirez…” » (3).
De même, l’imâm Mâlik ﵀ a déduit de la parole divine : « Si jamais tu associais (d’autres à Allah), tes œuvres seraient certes annulées » (4) – adressée exclusivement au Prophète ﷺ – que l’apostasie entraîne la dissolution définitive du lien conjugal.