ô homme, qu’est-ce qui t’a trompé au sujet de ton Seigneur, le Très-Généreux (6), Lui qui t’a créé, t’a façonné et t’a harmonieusement proportionné (7), t’ayant modelé dans la forme qu’Il a voulue ? » (1)
Al-Ahnaf ibn Qays était un homme de raison et d’un flegme légendaire, à tel point que l’on citait sa patience en exemple ; il ne lui poussait pourtant pas de barbe. Le juge Shurayh aurait déclaré : « Que ne puis-je obtenir une barbe, quitte à la payer dix mille dirhams ! » Et l’un des membres de sa tribu dit : « Nous souhaiterions, pour notre part, avoir acheté une barbe à al-Ahnaf pour vingt mille, tant il est déplaisant qu’il n’en ait pas. » Il ne rappela ni la courbure de ses jambes ni son strabisme ; il exprima seulement l’aversion que suscite l’absence de barbe, car, pour les gens sensés, celle-ci est un signe de perfection, de beauté et de virilité. Il ne fait donc aucun doute que la barbe est un bienfait considérable qu’Allah a accordé aux hommes.
Il ne fait aucun doute non plus que la raser revient à se montrer ingrat envers ce grand bienfait, à tourner le dos à la sunna issue de la meilleure des guidances, celle du Prophète ﷺ, et à s’abaisser au niveau des Européens mécréants, à qui l’illusion de leurs mauvaises actions a été embellie, au point qu’ils pensent que civilisation et perfection consistent à abolir la plus évidente des différences extérieures entre l’homme et la femme :
On accable l’homme aux jours de l’épreuve,
jusqu’à ce qu’il tienne pour beau ce qui ne l’est pas.