comme le prouve sa parole : « Qu’Allah maudisse l’homme qui revêt l’habit de la femme et la femme qui revêt l’habit de l’homme. » (1) Dès lors, ajoute–t-il, tout texte général relatif à l’imitation doit être restreint à ce cas particulier.
Cette prétention se trouve toutefois réfutée de deux manières :
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Nous avons déjà cité le hadith explicite qui maudit celui qui imite les femmes en quoi que ce soit, tant dans sa personne que dans son habillement. Par ailleurs, al-Bukhârî rapporte d’après Ibn ʿAbbâs (qu’Allah les agrée) : « Le Messager d’Allah ﷺ a maudit les hommes efféminés. » Al-Hâfiz commente : « Le mukhannath (homme efféminé) est celui qui, par sa constitution, ressemble aux femmes dans ses gestes, sa manière de parler et tout ce qui s’y rattache. » – fin de citation.
Ibn ʿAllân écrit dans son Commentaire de Riyâḍ aṣ-Ṣâliḥîn, à propos de celui qui imite les femmes : « Il s’agit de celui qui les copie dans leurs actes, leurs paroles et leurs manières d’être. » – fin de citation.
Al-Hâfiz al-Mundhirî déclare dans at-Targhîb : « Mise en garde contre l’homme qui ressemble à la femme et la femme qui ressemble à l’homme dans la tenue, la parole, la gestuelle ou tout ce qui s’y apparente. » – fin de citation.
Al-Qârî note encore dans al-Mirqât (2), en commentant le hadith d’Ibn ʿAbbâs : « Le Prophète ﷺ a maudit al-mukhannathīn », la première vocalisation étant la plus répandue, et désigne les hommes qui imitent les femmes dans la coupe et la nature de leurs vêtements, la teinture (au henné), la voix, l’apparence, la façon de parler et toutes leurs attitudes et leurs allures. Le verbe khanatha – yakhnuthu signifie « devenir mou, s’attendrir » ; un tel comportement est prohibé, car il constitue une altération de la création d’Allah.
Il est d’ailleurs établi, dans un hadith, que se teindre les mains et les pieds au henné relève de l’imitation des femmes, comme dans l’épisode de l’exil de l’efféminé à Médine (3).
Al-Qârî rapporte encore dans al-Mirqât, d’après Sharḥ as-Sunna : « Dans la législation islamique, le henné constitue une sunna pour les femmes, tandis qu’il est réprouvé pour les hommes, sauf nécessité, car il s’agit alors d’une imitation d’elles. » (4)