— qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Parmi les plus détestables habitudes, il y a celle à laquelle les gens se sont accoutumés aujourd’hui : se raser la barbe tout en laissant pousser la moustache. Il s’agit là d’une innovation (blâmable) qui a gagné les Égyptiens par le fait de fréquenter les étrangers et d’admirer leurs usages, au point qu’ils en sont venus à juger la beauté de leur propre religion repoussante et à délaisser la sunna de leur Prophète ﷺ. » Fin de citation.
Le traditionniste du Shâm, shaykh Nâsir al-Dîn al-Albânî — qu’Allah le préserve — a déclaré, dans l’une de ses conférences : « Se trompent gravement ceux qui, aujourd’hui, émettent des fatwas autorisant l’imitation des mécréants de manière générale, et plus particulièrement dans le point précis qui nous occupe ici (1). Or cette imitation entretient un lien très étroit avec le principe selon lequel l’extérieur reflète l’intérieur : quiconque imite les mécréants trouve plaisant ce sur quoi ils sont et trouve repoussant ce sur quoi se trouvait son Prophète ﷺ, ce guide et cette lumière. Il ne ressent pratiquement plus l’écho de la parole du Messager ﵇ avec laquelle nous commençons nos sermons et nos allocutions : « Et la meilleure des guidées est la guidée de Muhammad ﷺ » (2).
Muhammad ﷺ portait une barbe magnifique et imposante, de même que les Compagnons, les premières générations et les imams ; il n’existe pas un seul d’entre eux qui se soit rasé la barbe une seule fois dans sa vie — c’est impensable. Bien au contraire, certains princes peu versés dans la religion, lorsqu’ils entendaient châtier un sujet pour une faute qu’il avait commise, lui rasaient la barbe, le juchaient sur une monture et le promenaient parmi les gens afin de l’humilier. C’était, à l’époque, une marque de déshonneur — et quelle marque de déshonneur ! —, contraire à la disposition naturelle et contraire à la virilité. » Fin de citation.
Il ne fait aucun doute que, lorsque les musulmans se dissolvent parmi les polythéistes en les imitant, les traits distinctifs de la personnalité islamique disparaissent et, partant, la société musulmane ne peut plus exister. Or, parmi les signes de la dignité des musulmans, hommes et femmes, figure précisément le fait d’afficher les caractéristiques de cette personnalité islamique et de les imposer dans la société, surtout lorsqu’ils côtoient des mécréants qui, eux, mettent un soin extrême à exhiber tout ce qui peut manifester leur identité et imposer les marques de leur religion vaine. Allah — Le Très-Haut — dit : « La puissance appartient à Allah, à Son Messager et aux croyants » (3).
Objection :