Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Louange à Allah qui guide les créatures vers les sentiers de la bonne direction et les détourne des causes de la perdition et de la ruine. Que Sa prière et Son salut soient accordés à Ses serviteurs qu’Il a élus : aux anges, aux prophètes agréés, ainsi qu’à tout serviteur vertueux qui suit ce qu’Il a légiféré et s’en trouve guidé. C’est auprès de Lui, par Sa grâce et Sa munificence, que nous implorons le bénéfice du savoir, qu’Il nous inscrive parmi Ses chercheurs sincères, qu’Il nous accorde la réussite pour mettre en pratique ce que nous connaissons et apprendre ce que nous ignorons. Vers Lui nous nous tournons afin qu’Il nous protège de la sujétion aux passions, de l’engagement dans ce qu’Il n’agrée pas, et qu’Il nous préserve, en paroles comme en actes, de l’embellissement satanique des mauvaises œuvres.
Qu’Il nous oriente à accepter l’exhortation de celui qui conseille et à emprunter la voie claire, car heureux celui qui, rappelé, se souvient ; qui, voyant de ses propres yeux, retrouve la clairvoyance.
Qu’Allah prie et salue celui qu’Il a envoyé avec la religion droite et le chemin parfaitement rectiligne, par qui Il a parachevé la religion et clarifié la vérité manifeste : Muḥammad fils de ʿAbd Allâh, Abû al-Qâsim, l’Élu, le digne de confiance. Que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, sur sa famille et sur l’ensemble de ses compagnons.
Qu’Allah agrée aussi les imams parmi les Successeurs et les savants venus après eux qui, mettant leur science en pratique, nous ont transmis sa sunna, exposé sa guidée et sa méthode.
Sachez — qu’Allah vous fasse miséricorde — qu’il incombe à quiconque prodigue un conseil, à propos des faits qui se présentent à lui comme des questions juridiques qu’on lui soumet, de revenir à ce qu’indique le Livre révélé d’Allah, à ce qui est authentiquement rapporté de Son Prophète envoyé et à ce sur quoi étaient les Compagnons puis ceux qui les ont suivis parmi la première génération, car c’est vers eux que l’on se réfère, à l’exclusion de quiconque s’oppose à leur voie. Ce qui s’accorde avec cela est alors autorisé et ordonné ; ce qui s’y oppose est interdit et blâmé. Ainsi aura-t-on cru et suivi. Quant à celui qui se permet de juger une chose bonne par simple « préférence », qu’il sache que recourir à l’istihsân (préférence juridique) équivaut à légiférer.