En somme, tirer profit des inventions modernes qui ne s’opposent pas aux finalités supérieures de la charia (1) n’entre nullement dans l’imitation blâmable ; Allah est plus savant.
Troisièmement : le « Prince de l’éloquence », Shakîb Arslân (2) ﵀, a dit : « Le devoir qui incombe aux musulmans pour se lever, progresser et atteindre le rang des autres nations est le djihad par les biens et par les personnes, que Dieu a prescrit à maintes reprises dans le Coran — ce que l’on appelle aujourd’hui le sacrifice. Le djihad par la vie et les richesses constitue la science suprême ; lorsque la communauté aura acquis cette science et l’aura mise en pratique, toutes les autres disciplines se soumettront à elle et tous les fruits deviendront à sa portée. »
Il a dit vrai — ﵀. La source de la force et de l’élévation des musulmans ne réside pas dans le degré de leur imitation des « Franks », comme le prétendent les dissipateurs, mais dans la fermeté avec laquelle ils s’attachent à l’islam, dont le sommet insurpassable est le djihad dans la voie d’Allah ; « jamais un peuple n’a délaissé le djihad sans tomber dans l’humiliation », a déclaré le Véridique, le Digne de confiance ﷺ.
Aussi la main du bâtisseur, quels que soient ses efforts,
ne saura ériger le monde des peuples
si le pilier de la religion demeure abattu.
Shakîb Arslân a également affirmé : « L’islam a été perdu par un négateur et par un figé. » Le négateur est celui qui ne veut rien d’autre qu’européaniser les musulmans, les arracher à leur identité et à leurs fondements, les pousser à renier leur passé ; quant au figé, c’est celui qui dresse d’infranchissables barrières devant l’essor civilisationnel qui renforcerait la puissance des musulmans sans porter atteinte à leur croyance ni à leur Loi. Qu’Allah Seul apporte le secours.
Les propagateurs de l’européanisation
Des prêcheurs aux portes de la Géhenne
Il ne fait aucun doute qu’à l’heure actuelle beaucoup — pour ne pas dire la majorité — des musulmans se sont européanisés dans leur apparence, leurs habitudes et même leurs idées ; c’est un sujet qui déchire les cœurs de chagrin. Et ce qui accroît encore cette affliction, c’est que cette dissolution ne les a gagnés que durant une brève période de