en cela ? » (1)
Or, cette volonté de s’opposer aux mécréants ne se limite pas à un seul chapitre de la Loi purifiée – la prière, par exemple – ; elle s’étend à d’autres actes d’adoration, aux convenances et même aux usages quotidiens. Voici, exposés devant toi, quelques exemples destinés à te rendre clairvoyant et à te faire mesurer l’importance de cette question :
(a) – Au sujet de la prière
• D’après Abû ʿUmayr b. Anas, rapportant de plusieurs de ses oncles parmi les Anṣâr : « Le Prophète ﷺ se souciait de la prière et cherchait comment rassembler les gens pour l’accomplir. On lui proposa : “Dresse donc un étendard à l’heure de la prière ; lorsqu’ils le verront, les uns avertiront les autres.” Cette idée ne lui plut pas. On lui mentionna alors le quunʿ – c’est-à-dire le shabbūr ; Ziyâd précisa : “la trompe des Juifs” (2) – ; cela ne lui plut pas non plus et il dit : « Ceci appartient aux pratiques des Juifs. » Puis on lui évoqua la cloche (an-nâqûs) et il dit : « Ceci appartient aux pratiques des Chrétiens. » ʿAbd Allâh b. Zayd b. ʿAbd Rabbih se retira, préoccupé par la peine du Messager d’Allah ﷺ, et l’adhân (l’appel à la prière) lui fut alors montré en songe. » (3) – Fin du hadith.
• Dans le même registre, il est authentiquement rapporté de ʿAmr b. ʿAbasa : « J’ai dit : “Ô Prophète d’Allah, informe-moi de ce qu’Allah t’a appris et que j’ignore ; parle-moi de la prière.” Il répondit : “Accomplis la prière de l’aube, puis abstiens-toi de prier jusqu’à ce que le soleil se lève et gagne de la hauteur, car il se lève alors entre les deux cornes de Satan et, à ce moment-là, les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie : la prière est alors assistée et attestée, jusqu’à ce que l’ombre se contracte au point d’être de la longueur d’une lance. Cesse alors de prier, car c’est à ce moment que la Géhenne est attisée. Lorsque l’ombre commence à s’allonger, prie : la prière est assistée et attestée jusqu’à ce que tu accomplisses la prière du ʿaṣr. Puis abstiens-toi de prier jusqu’au coucher du soleil ; il se couche en effet entre les deux cornes de Satan et, à ce moment-là, les mécréants se prosternent devant lui.” » (4)
• Citons enfin ce qu’a rapporté Jundub b. ʿAbd Allâh al-Bajlî ﵁ : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ, cinq jours avant sa mort, dire : “… Ne… ” » – et le hadith se poursuit.