Conclusion : exhortation à la douceur dans l’admonestation
Sache, mon frère musulman – qu’Allah nous guide, toi et moi, vers ce qui Lui plaît –, que celui qui ordonne le bien et interdit le mal ne doit jamais déroger à la douceur et à la présentation pédagogique pour tomber dans la rudesse et la réprimande, tant qu’il lui reste la moindre possibilité d’être bienveillant. Notre Seigneur a pourtant envoyé Son prophète-interlocuteur Moïse, accompagné de Hâroûn – que la paix soit sur eux deux ainsi que sur notre Prophète –, auprès du pire des hommes : Pharaon – qu’Allah le maudisse. Or, Il leur dit : « Parlez-lui avec des paroles douces ; peut-être se rappellera-t-il ou éprouvera-t-il de la crainte. » Cela, alors même que Pharaon avait proclamé : « Je suis votre Seigneur, le Très-Haut », et : « Ô notables, je ne connais pour vous d’autre divinité que moi », comme notre Seigneur l’a rapporté.
Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah est Doux ; Il aime la douceur en toute chose. » (1) Il a encore dit : « Allah est Doux et Il aime la douceur ; Il accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour la violence, ni pour quoi que ce soit d’autre. » (2) Il a dit aussi : « Celui à qui la douceur est refusée est privé de tout bien. » (3) Et il a dit : « Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir ; facilitez et ne compliquez pas. » (4)
Parmi les êtres qui méritent le plus notre bonne compagnie et notre douceur se trouvent les parents. Allah dit : « Accompagne-les, ici-bas, avec bienveillance. » On interrogea al-Hasan al-Basrî – qu’Allah lui fasse miséricorde – au sujet de l’enfant : comment doit-il désapprouver l’agissement de son père ? Il répondit : « Qu’il l’exhorte tant que le père ne se met pas en colère ; mais s’il se met en colère, qu’il se taise. » (5) Il est rapporté dans d’autres traditions qu’il fait partie du droit du père sur son enfant que celui-ci s’humilie devant lui lorsqu’il est en colère. (6)
L’enfant ne