de ce que la Loi réprouve, même s’il leur ressemble extérieurement. Il demeure donc un musulman qui jouit des mêmes droits que nous et sur qui pèsent les mêmes obligations ; mais, s’il persiste dans ces coutumes étrangères et mécréantes, il est à craindre qu’avec le temps le sentiment de faute s’éteigne dans son cœur, puis qu’il en vienne à trouver belle la voie des mécréants et à dénigrer la voie du Maître des messagers ﷺ.
Dis-moi, par ton Seigneur, que penser d’un peuple qui se pare en se rasant la barbe, dont l’un d’eux rougirait d’apparaître dans les assemblées, les rassemblements et les fêtes avec une barbe à peine poussée, et qui, ensuite, se congratulent mutuellement de ce péché en lançant : « na‘îman ! »
Certains vont jusqu’à qualifier le fait de laisser pousser la barbe de saleté – quelle parole odieuse sort de leurs bouches ! Combien d’entre eux, au moment où le rasoir passe sur leur barbe, disent : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre cet acte ; puisse Allah m’en pardonner » ? Il ne fait aucun doute que ce sentiment a fini par mourir avec le temps. Les fatwas émises par certains qui se réclament du savoir, et qui leur rendent ce péché licite en le rebaptisant, ne leur seront d’aucun secours ; ils prétendent qu’il ne s’agit là que d’une habitude sociale et non d’un acte d’adoration. Comment peuvent-ils l’affirmer alors que le Prophète ﷺ a déclaré : « Dix pratiques relèvent de la fitra », et qu’il y cite « laisser pousser la barbe » ; et qu’Allah – exalté soit-Il – dit : « Telle est la disposition naturelle selon laquelle Allah a créé les hommes : nul changement dans la création d’Allah » ⦗1⦘ ?
Penses-tu que ces gens ressentent l’écho de sa parole ﷺ : « La meilleure guidance est la guidance de Muhammad ﷺ » ? Comment le pourraient-ils, alors que leurs cœurs se sont imprégnés de l’amour de la voie des mécréants, de leur prestige et de l’admiration de toutes leurs manières, au point de les regarder comme le modèle et l’idéal suprêmes ? Ils les ont donc imités en tout, si bien qu’ils en sont venus à ignorer tout de leur propre religion et qu’ils se sont progressivement dépouillés de l’islam, jusqu’à ce qu’il ne leur reste plus que