sont appelés à Allah et à Son Messager pour qu’il tranche entre eux : « Nous avons entendu et nous avons obéi. » Voilà ceux qui réussissent.⦗1⦘
Et Il – exalté soit-Il – dit encore : « Ô vous qui croyez ! Entrez dans la soumission tout entière.⦗2⦘ »
Point de distinction, donc, entre branches et fondements, entre extérieur et intérieur, entre écorce et noyau. Notre Seigneur, glorifié et exalté, a même ordonné aux croyants de s’acquitter de ce qu’Il a légiféré – fût-ce des questions “théoriques” que certains rangent parmi les branches – dans les moments les plus critiques du combat, à l’instant précis de l’affrontement armé avec l’ennemi, lorsqu’Il dit : « Lorsque tu te trouves parmi eux et que tu leur diriges la prière, qu’un groupe d’entre eux se tienne avec toi, leurs armes à la main ; puis, lorsqu’ils se prosternent, qu’ils passent derrière vous ; qu’un autre groupe – qui n’a pas encore prié – accomplisse la prière avec toi, tout en restant sur ses gardes et en gardant ses armes…⦗3⦘ » – jusqu’à la fin du verset.
Ce que s’imaginent ces contradicteurs n’est que le fruit de leur représentation erronée : ils pensent que la relation entre, d’une part, affronter l’ennemi et le vaincre et, d’autre part, apprendre les questions subsidiaires et s’y conformer, même dans leurs détails les plus fins, est une opposition absolue comparable :
• à l’opposition des contradictoires, telle que l’existence et le néant, l’affirmation et la négation ;
• ou à l’opposition des contraires, comme le noir et le blanc, le mouvement et le repos ;
• ou à l’opposition des corrélatifs, comme la paternité et la filiation, le dessus et le dessous ;
• ou encore à l’opposition de la privation et de la possession, telle que la vue et la cécité.
Or, l’existence et le néant ne peuvent coexister dans une même chose, au même moment et sous le même rapport ; il en va de même pour le mouvement et le repos, la paternité et la filiation – nul ne saurait être à la fois le père et le fils d’une seule et même personne – pas plus que le noir et le blanc ne peuvent se trouver en un même point indivisible, ni le mouvement et le repos dans un même corps ; de même encore, la vue et la cécité ne se réunissent jamais.
Ces gens se sont donc imaginé que faire face à l’ennemi et s’attacher aux branches sont deux réalités incompatibles au point qu’il serait impossible de les conjuguer. De cette méprise est née leur objection chancelante.
En vérité, si l’on se fie à la seule raison – en faisant abstraction des textes révélés –, la relation entre les deux affaires relève simplement d’une différence de nature, sans exclusion mutuelle.