à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou leur clan. Ceux-là, Il a inscrit la foi dans leurs cœurs et les a fortifiés d’un souffle venant de Lui. » (1)
Ainsi, Allah — exalté soit-Il — affirme qu’il n’existe pas de croyant qui manifeste de l’affection pour un mécréant ; quiconque se montre affectueux envers les mécréants n’est donc pas croyant. Or la ressemblance apparente est un facteur d’affection, elle devient donc interdite.
Tout cela confirme que le fait de se distinguer des mécréants n’est pas une prescription purement cultuelle ; c’est un commandement intelligible, doté d’une sagesse manifeste que Shaykh al-Islâm — qu’Allah lui fasse miséricorde — a éclaircie. Il dit ailleurs :
« Les réalités intérieures et extérieures sont inévitablement liées et corrélées : ce qui s’installe dans le cœur comme sentiments et états engendre des manifestations visibles, et ce qui se produit extérieurement par les actes fait naître dans le cœur sentiments et états.
Allah a envoyé Muhammad — paix et bénédictions sur lui — avec la sagesse, c’est-à-dire sa sunna : la Loi et la voie qu’Il lui a instituée. Dans cette sagesse, Il lui a prescrit des paroles et des actes qui rompent avec la voie de ceux qui ont encouru la colère et de ceux qui se sont égarés, et Il a ordonné de les contredire dans l’apparence extérieure, quand bien même la plupart des gens n’y voient aucune nuisance, et cela pour plusieurs raisons :
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Le partage d’une même apparence extérieure engendre affinité et ressemblance entre ceux qui se ressemblent, menant à la concordance des mœurs et des actes. Ce phénomène est palpable : celui qui, par exemple, porte la tenue des gens de science ressent en lui une certaine inclination pour eux ; celui qui revêt l’uniforme des soldats éprouve une propension à adopter leurs comportements, et sa nature y incline, à moins qu’un empêchement ne l’en détourne.
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À l’inverse, la divergence dans l’apparence extérieure provoque une séparation et une distinction qui coupent l’homme des causes de la colère (divine) et des sources d’égarement, et l’orientent vers les gens de la guidance et de l’agrément divin. Elle concrétise la rupture d’alliance qu’Allah a instaurée entre Ses troupes victorieuses et Ses ennemis perdants. Plus le cœur est vivant et mieux il connaît l’islam — je ne parle pas d’un simple étiquetage extérieur ou intérieur fondé sur des croyances héritées globalement — plus il ressent la rupture d’avec les Juifs et les Chrétiens, intérieurement comme extérieurement, et plus vif est son éloignement de leurs traits que l’on retrouve chez certains musulmans. »