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Ils invoquent également la parole du Très-Haut : « Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante, lorsque Allah et Son Messager ont décidé d’une affaire, d’avoir encore le choix à son sujet. » (1) Le terme qadâʾ signifie ici « jugement », et « amran » s’entend comme un nom verbal d’une autre racine, ou comme un circonstant, ou encore comme un spécificatif. On ne saurait lui donner le sens que possède qadâʾ dans le verset : « Il les établit alors en sept cieux » (2), car la conjonction « et Son Messager » exclut cette compréhension. Il faut donc comprendre qadâʾ comme « jugement », et l’« ordre » vise ici la parole (le commandement formulé) et non l’acte.
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Ils se fondent encore sur cette parole du Très-Haut : « Notre seule parole, quand Nous voulons une chose, est de lui dire : “Sois !” et elle est. » (3) Le passage exprime l’ordre au sens propre et non une métaphore de la rapidité de la création, comme on l’a prétendu. Ainsi, l’existence même est visée par cet ordre : chaque fois que le commandement divin survient, la chose commandée vient à l’existence ; il en va de même pour tout ordre d’Allah et de Son Messager ﷺ.
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Ils avancent également ce hadith authentique : « Si je ne craignais pas d’imposer une gêne à ma communauté, je leur aurais ordonné l’usage du siwak avant chaque prière. » (4) La particule lawlâ marque ici la non-réalisation de l’ordre en raison de la gêne qu’il aurait entraînée. Il ressort donc qu’aucun commandement n’a été formulé concernant l’usage du siwak avant chaque prière, alors même que le consensus établit qu’il s’agit d’un acte recommandé (mandub). Si le mandub relevait du domaine des ordres, le commandement existerait à chaque prière ; puisqu’il n’en est rien, on en déduit que le recommandé n’est pas inclus dans l’« ordre » légal.
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Ils s’appuient enfin sur l’épisode de Barîra : lorsque le Messager d’Allah ﷺ l’encouragea à retourner auprès de son mari, elle demanda : « Ô Messager d’Allah, m’en donnes-tu l’ordre ? » Il répondit : « Je ne fais que… »