Chapitre : Mise en garde contre certaines innovations liées à la barbe
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Dans l’ouvrage « Les règles relatives aux funérailles et leurs innovations » d’al-Albânî, il est rapporté en substance que compte parmi les innovations le fait que certains hommes laissent pousser leur barbe quelques jours seulement, par chagrin pour un défunt et non par obéissance à Allah, exalté soit-Il, et à Son Messager ﷺ ; une fois ce laps de temps écoulé, ils reviennent au rasage. C’est là une innovation (blâmable) et un égarement. De plus, cela s’apparente à l’interdiction de « laisser flotter les cheveux » évoquée dans le ḥadith d’une femme ayant prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ : « Parmi les engagements qu’il nous demanda de respecter afin de ne pas lui désobéir figuraient : ne pas griffer un visage, ne pas appeler au malheur, ne pas déchirer un col et ne pas laisser flotter nos cheveux. » (1)
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Le shaykh Muḥammad ʿAbd as-Salâm ash-Shuqayrî ﵀ écrit dans « As-Sunan wa-l-Mubtadiʿât » : « Relève d’une ignorance flagrante la croyance selon laquelle, si une femme en couches reçoit la visite d’une personne au crâne ou à la barbe rasés, ou de quelqu’un portant de la viande, des dattes rouges, une aubergine, ou encore d’une personne revenant du cimetière, elle sera frappée de “tashâhur”, c’est-à-dire que son lait ne descendra pas pour son enfant et que ses grossesses ultérieures seront retardées », etc. (p. 26).
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Certains se rasent les deux joues en ne conservant qu’une partie des poils du menton, prétendant ainsi éviter que leur témoignage ne soit rejeté ; voilà une mauvaise pratique qui s’est répandue dans plusieurs pays musulmans.
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D’autres se rasent la barbe dès l’apparition des premiers poils, dans l’espoir de hâter sa pousse, son achèvement et son épaississement.