Chapitre : Statut de celui qui tourne en dérision le fait de laisser pousser la barbe
Le cheikh Abû al-Fayd Aḥmad b. aṣ-Ṣiddîq (1), dressant la liste des turpitudes commises par certains comédiens, déclare : « Ils incarnent aussi les hommes barbus en se collant des mèches et des fausses barbes. Or, d’une part, le fait de fixer des rajouts est un grand péché dont l’auteur est maudit, comme nous l’avons déjà mentionné ; d’autre part, se moquer des porteurs de barbe constitue une mécréance et une apostasie, car cela revient à mépriser la Loi qui ordonne de laisser pousser la barbe et de se distinguer des mécréants qui la rasent. Ceux qui la portent s’attachent à leur religion et aux ordres de leur Prophète ﷺ ; les ridiculiser pour cette raison relève donc, de l’avis unanime des musulmans, de la mécréance. »
An-Nasafî écrit dans le Matn al-ʿAqāʾid : « Manquer de respect aux questions de la religion est une mécréance, et se moquer des prescriptions de la sharîʿa est également une mécréance. »
Le cheikh Fâliḥ Muḥammad al-Mâlikî déclare dans Anjaḥ al-Masâʿî :
« Quiconque, sciemment, rabaisse un texte émanant du Prophète
— les savants l’ont tenu pour mécréant — ;
que l’orgueilleux, aveuglé par son fanatisme,
se méfie de l’épreuve qui consiste à rejeter la parole du Prophète. »
Le cheikh ʿAbd ar-Raḥmân ʿAbd al-Khâliq affirme :
« Se moquer du fait de laisser pousser la barbe, de la prière, du voile légiféré pour la femme, de la mosquée, de la Kaʿba ou du Messager est une mécréance envers Allah — glorifié soit-Il. Tout ce qui est attribué à Allah, qu’il s’agisse d’un ordre, d’une interdiction ou d’un objet sacré : s’en moquer ou s’y opposer constitue une mécréance et entame la foi. Par “objet”, j’entends tout ce que la Loi sacralise, tels la Kaʿba, la mosquée ou le muṣḥaf. De même, railler un musulman en raison de son islam est une mécréance, et cela ne peut émaner de… »