Dieu ne l’aurait pas blâmé pour son abstention, et Iblîs aurait pu dire : « Tu ne m’avais pas rendu la prosternation obligatoire. »
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Ils invoquent également la parole du Très-Haut : « Et lorsqu’on leur dit : “Inclinez-vous”, ils ne s’inclinent pas. » (1) Le Très-Haut les blâme ici d’avoir délaissé ce qu’on leur avait ordonné de faire. Or, si l’injonction ne signifiait qu’un simple conseil, ces paroles n’auraient pas été pertinentes ; ce serait comme dire : « Il serait préférable que vous le fassiez, mais il vous est permis de l’abandonner », et l’on ne pourrait plus les réprimander pour l’avoir négligé.
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Ils se fondent encore sur cette parole du Très-Haut : « Que ceux qui s’écartent de Son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou qu’un châtiment douloureux ne les frappe. » (2) Autrement dit : qu’ils s’en détournent en délaissant ce qu’il implique. Le verset fait dépendre, du fait même de négliger l’exigence de Son ordre, la survenue d’une tentation ici-bas ou d’un châtiment douloureux dans l’Au-delà. Par l’emploi du terme générique « Son ordre », l’énoncé embrasse tous les commandements et montre ainsi que, dépourvu de tout indice atténuateur, le mot « ordre » désigne légalement l’obligation ; sans cela, la mise en garde serait dénuée de sens.
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Ils se fondent également sur la parole rapportée de Moïse – que la paix soit sur lui – lorsqu’il s’adressa à son frère Aaron : « Ô Aaron, qu’est-ce qui t’a empêché, quand tu les as vus s’égarer, de me suivre ? As-tu désobéi à mon ordre ? » (3) Autrement dit : tu as abandonné ce qu’il impliquait. Cela atteste que quiconque délaisse ce qui lui est ordonné est un désobéissant, et que tout désobéissant est menacé : c’est donc une preuve de l’obligation. Le Très-Haut dit en effet : « Quiconque désobéit à Allah et à Son Messager aura pour lot le Feu de l’Enfer. » (4) Or, l’injonction que Moïse adressa à Aaron était : « Remplace-moi auprès de mon peuple. » (5) – un ordre dépourvu de tout indice atténuateur.