Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

…Allah. Lorsque cela se produit dans l’une des maisons d’Allah, cela est plus méritoire et plus aimé d’Allah.

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Les invocations et les formules de protection tiennent lieu d’une arme : ce n’est pas son seul tranchant (1) qui compte, mais la main qui la brandit. Ainsi, lorsque l’arme est (2) complète, exempte de défaut, que le bras qui la manie est vigoureux (3) et qu’aucun obstacle ne l’entrave, elle inflige un coup décisif à l’ennemi. Qu’un seul de ces trois éléments vienne à manquer et l’effet s’en trouve annulé.

De même, si la supplication n’est pas en elle-même conforme, si la personne qui prie ne fait pas concorder son cœur et sa langue, ou si un empêchement à l’exaucement subsiste, aucun résultat ne se manifestera.

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Voici une question bien connue : si la chose demandée a déjà été prédestinée, elle se réalisera nécessairement, que le serviteur l’implore ou non ; et si elle n’a pas été prédestinée, elle ne surviendra pas, que le serviteur la sollicite ou non (4).

Un groupe, persuadé de la justesse de ce raisonnement, a donc délaissé la prière d’imploration et déclaré : « Elle n’a aucune utilité. »

(1) « Et l’arme… avec son tranchant » manque dans le manuscrit S. (2) Le manuscrit S porte : « car ». (3) Le manuscrit F porte : « et l’avant-bras est fort ». (4) Voir, sur cette question : *Madarij al-salikin* (Les étapes des itinérants), t. 3, p. 104 ; *Majmu al-fatawa* (Recueil des fatwas), t. 8, p. 192 ; et *Iqtida al-sirat al-mustaqim* (L’observance de la voie droite), t. 2, p. 228. Al-Shawkani mentionne, dans *Al-Badr al-tali* (L’astre levant), t. 2, p. 144, un traité de l’auteur consacré à cette question, intitulé *Al-jawab al-shafi li-man sa’ala an thamrat al-dua idha kana ma quddira waqi’an* (« La réponse décisive à celui qui demande quelle est l’utilité de l’invocation lorsque ce qui est prédestiné doit nécessairement se produire »). Le mot *waqi’un* y apparaît, à tort semble-t-il, au nominatif ; quant à *al-shafi*, il faudrait probablement lire *al-nafi* afin de parachever la rime. Al-Shawkani est le seul à mentionner ce traité ; nous ignorons s’il s’agit d’un ouvrage indépendant ou si quelqu’un a extrait ce chapitre de notre livre et lui a donné ce titre.
الله. فإذا حصل ذلك في بيت من بيوت الله كان أفضل وأحبّ إلى الله. فصل والأدعية والتعوذات بمنزلة السلاح، والسلاح بضاربه لا بحدّ (١) فقط، فمتى (٢) كان السلاح سلاحًا تامًّا لا آفة به، والساعد ساعد قوي (٣)، والمانع مفقود، حصلت به النكاية في العدو. ومتى تخلّف واحد من هذه الثلاثة تخلّف التأثير. فإذا كان الدعاء في نفسه غير صالح، أو الداعي لم يجمع بين قلبه ولسانه في الدعاء، أو كان ثَمَّ مانع من الإجابة، لم يحصل الأثر. فصل وههنا سؤال مشهور، وهو أنّ المدعوّ به إن كان قد قُدِّر لم يكن بدّ من وقوعه، دعا به العبد أو لم يدعُ. وإن لم يكن قد قدّر لم يقع، سواء سأله العبد أو لم يسأله (٤). فظنت طائفة صحة هذا السؤال، فتركت الدعاء، وقالت: لا فائدة
(١) "والسلاح … بحدّه" ساقط من س. (٢) س: "فإنّ". (٣) ف: "والساعد قوي". (٤) وانظر في هذه المسألة: مدارج السالكين (٣/ ١٠٤)، ومجموع الفتاوى و (٨/ ١٩٢)، واقتضاء الصراط المستقيم (٢/ ٢٢٨). وقد ذكر الشوكاني في البدر الطالع (٢/ ١٤٤) رسالة للمؤلف في هذه المسألة بعنوان "الجواب الشافي لمن سأل عن ثمرة الدعاء إذا كان ما قد قُدر واقعٌ " (كذا "واقعٌ " بالرفع، و"الشافي" لعلّ صوابه: "النافع" ليتمّ السجع). وقد تفرّد الشوكاني بذكر هذه الرسالة، ولا ندري أهي رسالة مستقلّة، أم استخرج بعضهم هذا الفصل من كتابنا، وسمّاه بذلك الاسم.

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