le Majestueux (1), et lorsqu’il redoublait d’effort dans l’invocation, il disait : « Yâ Ḥayy, yâ Qayyûm ».
Le même recueil (2) rapporte encore, d’après Anas ibn Mâlik, que lorsque le Prophète — paix et salut sur lui — était accablé par une difficulté, il disait : « Yâ Ḥayy, yâ Qayyûm, par Ta miséricorde je sollicite secours. »
Al-Ḥâkim mentionne dans son Ṣaḥîḥ (4), d’après Abû Umâma, que le Prophète — paix et salut sur lui — a déclaré : « Le Nom suprême d’Allah se trouve dans trois sourates du Coran : al-Baqarah, Âl ʿImrân et Tâ-Hâ. » Al-Qâsim poursuit : « Je l’ai recherché et je l’ai trouvé dans le verset : “al-Ḥayyu al-Qayyûm” (v. 2). »
Le Jâmiʿ de at-Tirmidhî et le Ṣaḥîḥ d’al-Ḥâkim rapportent encore, d’après Saʿd ibn Abî Waqqâṣ, que le Prophète — paix et salut sur lui — a dit : « L’invocation de Dhû-n-Nûn lorsqu’il pria dans le ventre du poisson : “Nul n’est digne d’adoration en dehors de Toi ! Gloire à Toi ! J’ai été, certes, du nombre des injustes.” (Coran 21 : 87). Jamais un musulman ne la prononce au sujet de quoi que ce soit sans qu’Allah ne l’exauce. » (7) At-Tirmidhî conclut :
(1) Le passage entre crochets constitue un ajout provenant du hadith mentionné.
(2) Hadith n° 3524. Al-Tirmidhi a dit : « C’est un hadith gharîb. » J’observe qu’il a été rapporté exclusivement par Yazid al-Raqashi, d’après Anas ; or, au minimum, Yazid est faible.
Il a également été rapporté par Ibrahim ibn Tahman, d’après al-Hajjaj ibn al-Hajjaj, d’après Qatada, d’après Anas, qui a dit : « Le Prophète invoquait : “Ô Vivant, ô Celui qui subsiste par Lui-même !” » Ce récit est cité par al-Tabarani dans *al-Du‘a’*. La chaîne de transmission, en apparence, ne présente pas de problème.
(3) Dans le manuscrit F, on lisait : « hizbah », puis ce terme a été remplacé par « karbah ».
(4) *Sahih* d’al-Hakim, 1/684, n° 1861. Ibn Majah (n° 3856), al-Tabarani dans *al-Mu‘jam al-Kabir* (8/282), ainsi que Tammam dans ses *Fawa’id* (n° 1568, *al-Rawd al-Bassam*) et d’autres l’ont également rapporté par l’intermédiaire d’al-Qasim Abu Abd al-Rahman, d’après Abu Umama. La transmission de ce récit par al-Qasim, d’après Abu Umama, fait toutefois l’objet de réserves.
Voir *Tahdhib al-Kamal*, 23/386-387.
(5) Le terme « annahu » ne figure pas dans le manuscrit S.
(6) Dans le manuscrit S : « yasda‘ ».
(7) Rapporté par al-Tirmidhi (n° 3505), al-Hakim, 1/684-685 (nos 1862 et 1863), et Ahmad =