Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

le pilier de la religion et la lumière des cieux et de la terre. »

L’invocation entretient avec l’épreuve trois situations :

  1. La première : elle est plus puissante que l’épreuve et la repousse.
  2. La deuxième : elle est plus faible que l’épreuve ; celle-ci l’emporte alors et atteint le serviteur, mais, malgré sa faiblesse, elle peut encore en atténuer les effets.
  3. La troisième : elles sont de force égale, chacune empêchant l’autre de progresser.

Al-Hâkim rapporte encore dans son Ṣaḥîḥ, d’après ‘Â’icha – qu’Allah l’agrée – que le Messager d’Allah – paix et salut sur lui – me dit : « La prudence ne préserve pas du décret, et l’invocation est bénéfique contre ce qui est déjà descendu comme contre ce qui n’est pas encore advenu. L’épreuve descend bel et bien, l’invocation la rencontre alors, et tous deux s’affrontent jusqu’au Jour de la Résurrection. »

Dans le même ouvrage, il rapporte aussi, d’après Ibn ‘Umar – qu’Allah les agrée – que le Prophète – paix et salut sur lui – a dit : « L’invocation est efficace contre ce qui est advenu comme contre ce qui n’est pas encore advenu ; attachez-vous donc, serviteurs d’Allah, à l’invocation. »

(1) Dans la recension de Z : « mais il ». (2) Ibn Majah, 1/669, no 1813. Al-Tabarani l’a également rapporté dans al-Du‘a, no 33, ainsi qu’al-Bazzar dans son Musnad (suppléments, no 2165), entre autres. Al-Hakim a dit : « La chaîne de transmission de ce hadith est authentique, bien qu’ils ne l’aient pas rapporté. » Al-Dhahabi lui a objecté : « Zakariyya est unanimement considéré comme un transmetteur faible. » (3) Ibn Majah, 1/670, no 1815. At-Tirmidhi l’a également rapporté (no 3548) par l’intermédiaire de Abd ar-Rahman ibn Abi Bakr ibn Abi Mulayka, d’après Musa ibn Uqba, d’après Nafi‘, d’après Ibn Umar, qui le mentionne. At-Tirmidhi a dit : « Ce hadith est étrange ; nous ne le connaissons que par la voie de Abd ar-Rahman ibn Abi Bakr al-Qurashi, qui est faible en matière de hadith. Certains savants l’ont jugé faible en raison de sa mémoire. » Al-Dhahabi a dit dans at-Talkhis : « Abd ar-Rahman est très faible. »
وعماد الدين، ونور السموات والأرض". وله مع البلاء ثلاث مقامات: أحدها: أن يكون أقوى من البلاء، فيدفعه. الثاني: أن يكون أضعف من البلاء، فيقوى عليه البلاء، فيصاب به العبد. ولكن (١) قد يخففه، وإن كان ضعيفًا. الثالث: أن يتقاوما، ويمنع كلّ واحد منهما صاحبه. وقد روى الحاكم في صحيحه (٢) من حديث عائشة قالت: قال لي رسول الله- ﷺ: "لا يغني حَذَر من قَدَر، والدعاء ينفع مما نزل ومما لم ينزل. وإن البلاء لينزل، فيلقاه الدعاء، فيعتلجان إلى يوم القيامة". وفيه أيضًا (٣) من حديث ابن عمر عن النبي- ﷺ قال: "الدعاء ينفع مما نزل ومما لم ينزل، فعليكم عبادَ الله بالدعاء".
(١) ز: "ولكنه". (٢) ١/ ٦٦٩ (١٨١٣). وأخرجه الطبراني في الدعاء (٣٣)، والبزار في مسنده (زوائده: ٢١٦٥) وغيرهما. قال الحاكم: "هذا حديث صحيح الإسناد ولم يخرجاه". وتعقبه الذهبي بقوله: "زكريا مجمع على ضعفه". (٣) ١/ ٦٧٠ (١٨١٥). وأخرجه الترمذي (٣٥٤٨) من طريق عبد الرحمن بن أبي بكر بن أبي مليكة عن موسى بن عقبة عن نافع عن ابن عمر، فذكره. قال الترمذي: "هذا حديث غريب لا نعرفه إلا من حديث عبد الرحمن بن أبي بكر القرشي، وهو ضعيف في الحديث، ضعفه بعض أهل العلم من قبل حفظه". وقال الذهبي في التلخيص: "عبد الرحمن واهٍ".

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