Saʿîd déclara alors : « Par Allah, jamais personne ne m’a interrogé sur cela ; si on me l’avait demandé, je n’aurais répondu que par ces mêmes paroles. »
La passion amoureuse se divise en trois catégories :
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Une passion qui est rapprochement d’Allah et acte d’obéissance : l’amour qu’un homme porte à son épouse ou à sa concubine. Cette passion est bénéfique, car elle sert au mieux les finalités pour lesquelles Allah a institué le mariage et elle préserve le regard comme le cœur de toute convoitise envers ce qui ne lui appartient pas. C’est pourquoi celui qui aime ainsi est loué tant par Allah que par les gens.
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Une passion qui entraîne la réprobation d’Allah et l’éloignement de Sa miséricorde ; elle est ce qu’il y a de plus nuisible pour le serviteur, dans sa religion comme dans sa vie d’ici-bas : il s’agit de l’attachement aux jeunes imberbes (murdân). Nul n’est éprouvé par cela si ce n’est celui qui est tombé en disgrâce auprès d’Allah, a été chassé de Sa porte et dont le cœur a été éloigné de Lui. C’est l’un des plus grands voiles qui coupe l’homme d’Allah, comme l’ont dit certains pieux prédécesseurs : « Lorsqu’un serviteur tombe en disgrâce auprès d’Allah, Il l’éprouve par l’amour des jeunes imberbes. »