Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

« an-Nahhâs b. ʿUyayna » (1), répondit-il. ʿAlî — qu’Allah l’agrée — déclara alors : « Prends-la ; elle est désormais tienne » (2).

Plus tard, Muʿâwiya acheta une jeune esclave dont il s’éprit profondément. Un jour, il l’entendit déclamer, parmi d’autres, ces vers :

« Je l’ai quitté tel un rameau qui tremble sur la poussière,
gracieux et avenant, à peine son fin duvet devenu moustache. »

Il l’interrogea ; elle lui confia qu’elle aimait son maître. Muʿâwiya la lui rendit, tout en gardant pour elle, au fond du cœur, un reste d’attachement (3).

avec un bā’ ; il s’agit peut-être d’une altération. Riyah ibn Yarbu est une branche de la tribu de Tamim. Je n’ai trouvé aucune notice biographique consacrée à ce Muhallab. (1) Dans al-Iʿtilal, al-Manazil et Rawdat al-muhibbin, on trouve l’ajout « al-Ijli ». De même, le nom « Uyayna » apparaît dans les manuscrits et les sources qui rapportent cette histoire. Je pense qu’il s’agit d’une altération, et que la forme correcte est « Utayba ». Il s’agissait peut-être de son père, Utayba ibn al-Nahhas al-Ijli. Celui-ci était l’un des notables de son peuple et connut les événements de la période du califat d’Abu Bakr. Son frère, Attab ibn al-Nahhas, était également un homme éminent. Quant à al-Mughira ibn Utayba ibn al-Nahhas, il fut juge de Koufa. Voir al-Isaba, 5/121. Ainsi, ce Nahhas — si cette histoire est authentique — aurait été nommé d’après son grand-père. (2) Al-Kharaïti a rapporté cette histoire dans Iʿtilal al-qulub (p. 232-233), par l’intermédiaire d’Abu Mikhnaf, qui dit : « On conduisit auprès d’Ali ibn Abi Talib… », puis il mentionne le récit. Sa chaîne de transmission est défectueuse : elle comprend Abu Mikhnaf, Lawt ibn Yahya, qui était un chiite extrémiste. Abu Hatim al-Razi a dit : « Il est délaissé dans la transmission des hadiths. » Ibn Maïn a déclaré : « Il n’est pas digne de confiance. » Al-Dhahabi a dit : « C’était un historien dont les récits sont défectueux et qui n’est pas digne de confiance. » Voir al-Jarh wa-l-taʿdil, 7/182, et Lisan al-mizan, 6/431-435. (Z) Voir également cette histoire dans Manazil al-ahbab (p. 265), al-Wadih al-mubin (p. 31) et Rawdat al-muhibbin (p. 521). (S) (3) L’auteur a rapporté cette histoire dans Rawdat al-muhibbin (p. 522), en la tirant de l’ouvrage Imtizaj al-nufus, du sage Muhammad ibn Ahmad al-Tamimi. L’auteur d’al-Wadih al-mubin l’a également rapportée de cette source. Dans Rawdat al-muhibbin et al-Wadih al-mubin, on lit : « Il l’interrogea ; elle répondit : “C’est mon cousin.” Il la lui rendit, tout en éprouvant du ressentiment à son égard. » Le texte s’interrompt à cet endroit dans Rawdat al-muhibbin. Sa suite figure dans al-Wadih al-mubin : « … celui qui demeure immobile et immobilisé. »
النهّاس بن عُيينة (١). فقال: خذها، فهي لك (٢). واشترى معاوية جاريةً، فأعجب بها إعجابًا شديدًا، فسمعها يومًا تنشد أبياتًا منها: وفارقتُه كالغصن يهتزُّ في الثرى … طريرًا وسيمًا بعد ما طرَّ شاربُه فسألها، فأخبرته أنّها تحِبّ سيّدَها، فردّها إليه، وفي قلبه منها (٣).
= بالموحدة ولعله تصحيف. ورياح بن يربوع بطن من تميم. ولم أجد ترجمة للمهلّب هذا. (١) في الاعتلال والمنازل وروضة المحبين زيادة: "العِجْلي". وكذا وقع "عُيينة" في النسخ والمصادر التي وردت فيها القصة. وأراه مصحفًا، والصواب: "عُتيبة". ولعل أباه عتيبة بن النهّاس العجلي. وكان من وجوه قومه، وله إدراك ومشاهد في خلافة أبي بكر ﵁. وأخوه عتّاب بن النهاس كان شريفًا. والمغيرة بن عتيبة بن النهّاس كان قاضي الكوفة. انظر الإصابة (٥/ ١٢١). فهذا النهّاس -إن صحت القصة- سمي باسم جدّه. (٢) أخرجه الخرائطي في اعتلال القلوب (٢٣٢ - ٢٣٣) من طريق أبي مخنف قال: رفع إلى علي بن أبي طالب … فذكره. وسنده تالف. فيه أبو مخنف لوط بن يحيى، وكان شيعيًّا محترقًا. قال أبو حاتم الرازي: متروك الحديث. وقال ابن معين: ليس بثقة. وقال الذهبي: أخباري تالف لا يوثق به. انظر الجرح والتعديل (٧/ ١٨٢) ولسان الميزان (٦/ ٤٣٥ - ٤٣١). (ز). وانظر القصة في منازل الأحباب (٢٦٥) والواضح المبين (٣١) وروضة المحبين (٥٢١). (ص). (٣) نقل المؤلف هذه القصة في روضة المحبين (٥٢٢) من كتاب امتزاج النفوس للحكيم محمد بن أحمد التميمي. وكذا نقلها منه صاحب الواضح المبين (٣١). وفي الروضة والواضح المبين: "فسألها، فقالت: هو ابن عمّي، فردّها إليه، وفي نفسه منها". وهنا وقف النصّ في الروضة. وتكملته في الواضح المبين: " … المقيم المقعد".

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