Cela constitue donc l’une des preuves les plus manifestes que son cœur est dépourvu d’amour pour Allah et pour Sa Parole, et qu’il s’attache plutôt à l’amour de l’écoute satanique ; tandis que l’homme abusé s’imagine posséder quelque chose !
Or, dans l’amour d’Allah, de Sa Parole et de Son Messager, se trouvent, multipliées plusieurs fois, toutes les vertus et tous les avantages que l’interrogateur (1) a attribués à la passion amoureuse ; en vérité, nul amour n’est plus bénéfique que celui-là. Tout amour en dehors de celui-ci est vain, à moins qu’il n’aide précisément à y parvenir et n’attise le désir du cœur (2).
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Quant à l’amour des femmes, il n’y a là aucun reproche à faire à l’amoureux ; bien au contraire, cela relève de sa perfection (3). Allah – exalté soit-Il – a, par ce bienfait (4), favorisé Ses serviteurs en disant : « Parmi Ses signes, Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles tranquillité, et Il a mis entre vous affection et miséricorde. Il y a assurément là des signes pour des gens qui méditent » (sourate Ar-Rûm, 30 : 21). Il a donc fait de la femme un havre pour l’homme où son cœur trouve repos, et Il a placé entre eux un amour pur : cette affection liée à la miséricorde.
Aussitôt après avoir énuméré ce qui nous est licite et illicite parmi les femmes, Allah – exalté soit-Il – a dit : « Allah veut vous exposer clairement (les choses), vous guider vers les voies de ceux qui vous ont précédés et accueillir votre repentir ; Allah est Omniscient, Sage. Allah veut accueillir votre repentir, tandis que ceux qui suivent leurs passions désirent vous voir dévier profondément. Allah veut vous alléger (la charge), car l’homme a été créé faible » (sourate An-Nisâ’, 4 : 26-28).
Sufyân ath-Thawrî rapporte, dans son exégèse, d’après Ibn Tâwûs, lui-même le tenant de son père :