« Des visées qui, durant la vie d’ici-bas, furent pour leurs gens une douceur ; les voilà, au Retour, changées en châtiment. » (1)
Le troisième type : un plaisir qui, dans la Demeure de la stabilité, n’engendre ni bonheur ni peine, et qui n’ôte pas le plaisir essentiel de cette demeure, même s’il en amoindrit la perfection (2). Il s’agit de la jouissance licite dont on ne se sert pas comme moyen d’accéder au plaisir de l’au-delà. Son laps de temps est bref, la satisfaction qu’en retire l’âme est de peu de valeur, et elle détourne inévitablement (3) de ce qui est meilleur et plus profitable (4).
C’est cette catégorie que visait le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lorsqu’il déclara : « Tout divertissement auquel l’homme s’adonne est vain, hormis son tir à l’arc, l’entraînement de sa monture et le jeu avec son épouse ; ceux-là relèvent de la vérité. » (5)
Ainsi, tout ce qui aide à obtenir le plaisir recherché pour lui-même est vérité, et ce qui n’y aide pas est vanité (6).
Section
Cet amour n’est ni nié ni blâmé ; au contraire, il constitue la plus louable des formes d’amour (7).