dont on ne jouit qu’en vue d’autre chose, tandis que l’Au-delà est la demeure permanente.
Or, si l’on comprend que les plaisirs et les jouissances d’ici-bas ne constituent qu’un bien de consommation, un moyen menant aux délices de l’Au-delà – c’est pour cette finalité même que le monde d’ici-bas et ses agréments ont été créés –, alors tout plaisir qui facilite l’accès aux délices de l’Au-delà et y conduit n’est pas blâmé ; il est même louable dans la mesure où il mène à cette jouissance éternelle.
Une fois cela admis, le plus grand bonheur et la suprême félicité de l’Au-delà résident dans la vision du visage du Seigneur — exalté soit-Il —, dans l’écoute directe de Sa parole et dans la proximité auprès de Lui. Il est rapporté dans le hadith authentique concernant la vision : « Par Allah, Il ne leur a rien accordé qui leur soit plus cher que la vision de Lui. »
Un autre hadith stipule : « Lorsque le Seigneur Se manifestera à eux et qu’ils Le verront, ils oublieront les délices qu’ils goûtaient jusque-là. »
An-Nasâʾî et l’imâm Ahmad, dans son Musnad, rapportent également un hadith d’ʿAmmâr ibn Yâsir selon lequel…