…consumeraient tout ce que Son regard atteint parmi Ses créatures. [1]
Jamais celui qui a détourné son amour vers un autre que Lui
n’en a retiré la moindre compensation, fût-il maître de tout l’univers.
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Il est ici une question capitale à laquelle l’homme avisé doit accorder toute son attention : la plénitude du plaisir, de la joie, de l’allégresse, du bien-être du cœur et de l’exultation de l’âme dépend de deux facteurs :
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La perfection intrinsèque et la beauté du Bien-aimé, Lui qui mérite plus que toute autre réalité d’être préféré dans l’amour. [2]
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La perfection de l’amour qu’on Lui voue : déployer toutes ses forces dans cet amour et préférer Sa proximité et la réunion avec Lui à toute autre chose.
Tout esprit raisonnable sait que le plaisir éprouvé lorsqu’on obtient l’objet aimé est proportionnel à l’intensité de l’amour que l’on ressent pour lui. Plus l’amour est fort [3], plus la jouissance de l’amoureux [4] est complète. Ainsi, la délectation de celui dont la soif est ardente lorsqu’il atteint une eau pure, ou de celui que la faim tenaille lorsqu’il savoure un mets délicieux – et toutes situations analogues – est fonction de son désir, de la force de sa volonté et de l’intensité de son amour.
Dès lors [5], puisqu’il est établi que le plaisir, la joie et l’allégresse sont recherchés pour eux-mêmes – ils constituent en vérité la visée de tout vivant –, et puisque le plaisir est désiré en soi, il est…