entre les mains d’un Autre que lui, retenu dans Sa poigne, assujetti à Sa contrainte et à Sa souveraineté, infiniment au-dessous de Lui. N’est-ce pas là l’ignorance la plus crasse et l’injustice la plus révoltante ?
Il a ensuite indiqué qu’Il – exalté soit-Il – se tient sur un chemin droit en tout ce qu’Il décide et prédestine ; le serviteur n’a donc pas à redouter de Sa part la moindre tyrannie ni la moindre injustice. Je ne crains donc personne en dehors de Lui, car le toupet de chacun est dans Sa main ; je ne crains pas davantage qu’Il soit injuste ou partial, puisqu’Il se tient sur un chemin droit.
Ainsi, exalté soit-Il, Son jugement s’exécute sur Son serviteur, Son arrêt à son sujet est équitable ; à Lui la royauté et à Lui la louange.
Jamais Son action à l’égard de Ses serviteurs ne sort du cadre de la justice et de la faveur : s’Il donne, honore, guide et accorde le succès, c’est par Sa grâce et Sa miséricorde ; et s’Il retient, avilit, égare, abandonne ou voue au malheur, c’est par Sa justice et Sa sagesse. Dans l’un comme dans l’autre cas, Il se tient sur un chemin droit.
Dans un hadith authentique, il est rapporté : « Jamais un serviteur n’est atteint par l’angoisse ou la tristesse sans qu’il dise : “Ô Allah, je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante. Mon toupet est dans Ta main, Ton jugement s’accomplit sur moi, Ton décret à mon égard est juste. Je Te demande par tout Nom qui T’appartient, que Tu T’es donné, que Tu as révélé dans Ton Livre, que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures ou que Tu as réservé dans la science de l’invisible auprès de Toi, de faire du sublime Coran le printemps de mon cœur, la lumière de ma poitrine…” »