À ce propos encore, le Prophète ﷺ a dit : « L’espace compris entre ma demeure et ma chaire est un jardin parmi les jardins du Paradis. » (1)
Il a aussi déclaré, lorsqu’on l’interrogea sur son jeûne continu : « Je ne suis pas comme vous ; je demeure auprès de mon Seigneur qui me nourrit et m’abreuve. » (2)
Ainsi, le Prophète ﷺ nous informe que la subsistance qu’il reçoit auprès de son Seigneur tient lieu pour lui de nourriture et de boisson matérielles, et que cette faveur est un privilège (3) qui lui est propre, qu’aucun autre ne partage. Lorsqu’il s’abstient donc de manger et de boire, il reçoit en contrepartie ce qui en remplit la fonction, ce qui le dispense entièrement de tout apport physique, comme le dit ce poète (4) :
« Des propos où l’on se souvient de toi l’absorbent,
détournant son esprit de la boisson, l’éloignant du repas.
De ton visage émane une lumière qui l’illumine,
et dans tes paroles, sur ses pas, se tient un guide (5).
Lorsque la lassitude de la marche la fait se plaindre,
je lui promets la fraîcheur de la rencontre ;
elle renaît aussitôt qu’arrive le moment convenu. » (6)