…, ainsi que l’ardent désir de Le rencontrer, la joie (1) et le contentement en Lui et de Sa part, constituent le refuge de son âme en cette demeure.
Ainsi, quiconque fait de ce Jardin son asile ici-bas trouvera, au Jour du Retour, pour asile le Jardin d’éternité. Mais celui qui est privé de ce Jardin-ci sera, à plus forte raison, privé de l’autre. Les vertueux baignent dans la félicité, même si la vie se fait dure et si le monde se resserre autour d’eux ; les pervers, quant à eux, sont en perdition, fût-ce que la vie d’ici-bas leur soit largement ouverte.
Allah, le Très-Haut, dit : « Quiconque, homme ou femme, accomplit de bonnes œuvres tout en étant croyant, Nous le ferons assurément vivre d’une vie heureuse. » (s. 16, v. 97).
Cette « vie heureuse » est, en vérité, le paradis de ce monde.
Il dit encore : « Celui qu’Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’islam ; mais celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite, oppressée. » (s. 6, v. 125).
Quel délice pourrait surpasser l’expansion de la poitrine ? Et quel châtiment serait plus amer que son resserrement ?
Et Il dit : « En vérité, les alliés d’Allah n’éprouveront ni crainte ni tristesse (v. 62) ; ceux qui croient et craignent (Allah) (v. 63). Pour eux la bonne annonce dans la vie d’ici-bas comme dans l’au-delà ; nul changement aux paroles d’Allah. Voilà le succès immense (v. 64). » (s. 10, v. 62-64).
Le croyant voué sincèrement à Allah jouit donc de la vie la plus douce, de l’esprit le plus serein, de la poitrine la plus ouverte et du cœur le plus réjoui. Tel est un paradis anticipé avant le Paradis ultime.
Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vous passez près des jardins du Paradis, jouissez-en. » On lui demanda : « Quels sont les jardins du Paradis ? » Il répondit : « Les cercles de dhikr (l’évocation d’Allah). » (2)