Le Très-Haut dit encore : « Et lorsque Ibrâhîm déclara à son père et à son peuple : “Je me désavoue totalement de ce que vous adorez, à l’exception de Celui qui m’a créé ; c’est assurément Lui qui me guidera.” » (sourate L’Ornement, 43 : 26-27).
Ainsi fit-Il de cette alliance envers Allah et de ce désaveu de toute divinité en dehors de Lui une parole impérissable transmise à sa descendance, que les prophètes et leurs disciples se lèguent les uns aux autres. Cette parole n’est autre que « lâ ilâha illâ Allah » (nul n’est digne d’adoration si ce n’est Allah), legs que l’imâm des hanîfs a confié à ses adeptes jusqu’au Jour de la Résurrection.
C’est la parole sur laquelle reposent la terre et les cieux ; Allah a façonné toutes les créatures selon cette disposition. Sur elle a été fondée la religion, dressée la qibla et dégainées les épées du jihâd ; elle constitue le droit exclusif d’Allah sur l’ensemble des serviteurs.
Elle est la parole qui protège le sang, les biens et la descendance en ce monde, et qui sauve du châtiment de la tombe et du feu. C’est le sauf-conduit sans lequel nul n’entrera au Paradis, la corde grâce à laquelle seul celui qui s’y agrippe peut parvenir jusqu’à Allah.
Elle est la parole de l’islam et la clef de la Demeure de la Paix. Par elle les hommes se répartissent entre malheureux et bienheureux, admis ou repoussés. Par elle la demeure de la mécréance se distingue de celle de la foi, et la demeure du délice de celle de la misère et de l’humiliation. Elle est la colonne porteuse des obligations et des actes surérogatoires ; et « quiconque fait de “lâ ilâha illâ Allah” sa dernière parole entrera au Paradis ».