à ce qu’Il aime, de son antagonisme à Ses bien-aimés ; et la haine ou l’aversion qu’on lui voue est fonction de l’intensité de cette opposition. Plus une chose – qu’il s’agisse d’êtres, de qualités, d’actes, de volontés, etc. – contredit ce qu’Il chérit, plus elle est exécrée.
Voilà donc un critère juste grâce auquel s’évalue la conformité ou l’opposition au Seigneur, l’alliance ou l’inimitié à Son égard. Si nous voyons quelqu’un aimer ce qu’Allah, exalté soit-Il, déteste et détester ce qu’Il aime, nous savons qu’il porte, à proportion de cela, une part d’hostilité envers Lui. Inversement, si nous voyons une personne aimer ce qu’aime Allah, détester ce qu’Il déteste, et que, plus une chose est aimée du Seigneur, plus elle l’aime et la préfère, tandis que, plus une chose est abhorrée par Lui, plus elle la hait et s’en éloigne, alors nous savons qu’elle jouit, à cette mesure, de l’alliance divine.
Tiens donc fermement ce principe, pour toi-même et pour autrui. La walâya (alliance) consiste à se conformer au Maître infiniment Loué dans ce qu’Il agrée et ce qu’Il réprouve ; elle ne se mesure ni à la multiplication des jeûnes et des prières, ni aux haillons, ni aux disciplines ascétiques.
Ce qui est aimé pour autre chose se divise également en deux catégories :
- ce dont l’amant goûte la jouissance dès qu’il le perçoit et le possède ;
- ce qui lui cause de la souffrance, mais qu’il supporte parce que cela le conduit à son Bien-Aimé,