car Il est Véridique dans Ses promesses et Il ne manque jamais à Sa parole. Et quelle existence pourrait être plus douce que celle de celui dont toutes les préoccupations se sont fondues en une seule : rechercher l’agrément d’Allah ? Il a rassemblé les lambeaux de son cœur en se tournant résolument vers Allah, et ses volontés ainsi que ses pensées, jadis éparpillées – chacune partant dans sa propre vallée – se sont désormais unifiées en Allah.
Ainsi, l’évocation de son Bien-Aimé suprême, Son amour, le désir ardent de Le rencontrer et la douce familiarité de Sa proximité ont pris possession de tout son être. Autour de cela gravitent ses soucis, ses volontés, ses aspirations, et même les plus fugitives pensées de son cœur. S’il se tait, c’est par Allah qu’il se tait ; s’il parle, c’est par Allah qu’il parle. Quand il entend, c’est par Lui qu’il entend ; quand il voit, c’est par Lui qu’il voit. Par Lui il saisit, par Lui il marche, par Lui il se meut et par Lui il demeure immobile. Par Lui il vit, par Lui il meurt et par Lui il sera ressuscité.
Il en est ainsi, comme le rapporte le Sahîh al-Bukhârî, d’après lui – paix et bénédictions sur lui – dans ce qu’il transmet de son Seigneur – exalté soit-Il : « Mon serviteur ne se rapproche de Moi par rien qui Me soit plus cher que l’accomplissement de ce que J’ai rendu obligatoire pour lui. Et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je deviens son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit et son pied par lequel il marche. C’est par Moi qu’il entend, par Moi qu’il voit, par Moi qu’il saisit et par Moi qu’il marche. »