du ḥadith de ʿAmmâr ibn Yâsir (1) : celui-ci accomplit une prière qu’il écourta ; on l’interrogea à ce sujet, et il répondit (2) : « Certes, j’y ai récité des invocations que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – avait coutume de formuler :
Ô Allah, je Te demande, par Ta science de l’invisible et Ta puissance sur la création, de me laisser en vie lorsque la vie sera un bien pour moi (3) et de me rappeler à Toi lorsque la mort sera meilleure pour moi. Ô Allah, je Te demande la crainte révérencielle de Toi, en secret comme au grand jour ; je Te demande de prononcer la parole de vérité dans la colère comme dans l’agrément (4) ; je Te demande la juste mesure, dans la pauvreté comme dans l’opulence ; je Te demande une félicité qui ne s’épuise jamais ; je Te demande une joie qui rafraîchit le regard et ne s’interrompt pas ; je Te demande la quiétude d’une vie paisible après la mort ; je Te demande la douceur de contempler Ton Noble Visage (5) ; je Te demande l’ardent désir de Te rencontrer, à l’abri de toute adversité nuisible et de toute tentation égarante. Ô Allah, pare-nous de l’ornement de la foi et fais de nous des guides bien guidés. »
Dans une autre tradition, il est dit : « Le désir des vertueux de Me rencontrer s’est prolongé, mais Mon désir de les rencontrer est plus ardent encore » (6).