al-qulûb » (Le remède des cœurs), d’après l’intitulé porté sur la page de titre. Nous avons déjà traité cette question en détail dans la section consacrée au titre de l’ouvrage.
La page de titre comporte plusieurs notes de possession ; deux d’entre elles sont lisibles. La première révèle que l’ouvrage appartenait au ḥâjj Ismâʿîl Ḥaqqî à Izmir, en 1256 H. La seconde indique qu’il faisait partie de la bibliothèque de ʿAbd ar-Raḥîm b. Muḥammad, connu sous le nom de Muftîzâda, professeur à la madrasa d’Abû Ayyûb al-Anṣârî – qu’Allah l’agrée – (1).
Le manuscrit contient des corrections et des ajouts qui prouvent qu’il a été collationné avec l’original ; on y trouve aussi d’autres annotations et notules rédigées en turc.
Après la basmala et l’invocation : « Rabbi yassir yâ Karîm » (« Seigneur, facilite, ô Généreux »), le texte commence par ces mots : « On interrogea le shaykh al-Islâm Shams ad-Dîn Ibn Qayyim al-Jawziyya : Que disent les maîtres savants… ». Cette incipit est identique à celle de la copie de l’Université Yale (L). Les deux manuscrits coïncident encore à divers endroits, ce qui laisse penser qu’ils proviennent d’un même modèle.
(6) Reprographie du Centre King Fayçal (Khb) :
On ignore la provenance de cette copie photographique ; elle est conservée à la bibliothèque du Centre King Fayçal pour la recherche et les études islamiques sous le n° 325.F. Elle faisait partie d’un recueil de 334 feuillets. La pièce qui nous occupe compte 143 feuillets rédigés en naskh, à raison de vingt-huit lignes par page.