y règne l’ardeur du feu, et c’est de là que proviennent ces soupirs étouffés et ces brûlures internes. Car le cœur est cerné de flammes de toutes parts ; il se tient en leur sein tel un agneau dans un four chauffé à blanc.
C’est pourquoi la sanction qui, dans le barzakh, frappe ceux dont les passions se sont attachées aux images illicites consiste en un four de feu : leurs âmes y sont déposées jusqu’au jour où leurs corps seront ressuscités, comme Allah le montra à Son Prophète — paix et salut sur lui — dans le songe rapporté par le hadith unanimement authentique.
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Détourner son regard libère ainsi le cœur, afin qu’il puisse méditer sur ce qui lui est profitable et s’y consacrer. Laisser les yeux vagabonder, au contraire, le disperse, érige un voile entre l’homme et ses réels intérêts, désarticule ses affaires, le mène à suivre ses passions et l’installe dans l’oubli du rappel de son Seigneur. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Ne suis pas celui dont Nous avons rendu le cœur insouciant de Notre rappel, qui suit ses passions et dont la conduite est toute excessive. » (sourate 18, al-Kahf, v. 28). Or, un regard laissé sans contrôle conduit précisément à ces trois travers, à proportion de son abandon.
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Il existe entre l’œil et le cœur un canal, un passage tel que l’état de l’un se répercute sur l’autre : la droiture de l’un entraîne la droiture de l’autre, et sa corruption engendre sa corruption. Si le cœur se pervertit, le regard se pervertit ; si le regard se pervertit, le cœur se pervertit. Il en va de même pour la rectitude : lorsque l’œil se détériore et s’abîme, le cœur se détériore et s’abîme à son tour, devenant semblable à une décharge où…