qu’Il ne lui ait en même temps assigné son remède, connu de qui le sait et ignoré de qui l’ignore (1).
L’exposé du traitement de ce mal se fait par deux voies :
- tarir sa source avant qu’il n’apparaisse ;
- l’extirper après qu’il s’est installé.
L’une et l’autre sont aisées pour qui Allah en facilite l’application, mais impossibles à celui qu’Il n’assiste pas, car les rênes de toute chose sont entre Ses Mains.
Quant à la voie préventive qui empêche l’apparition de ce mal, elle repose sur deux éléments :
Le premier est la retenue du regard (2), comme il a été dit : le coup d’œil est une flèche empoisonnée parmi les flèches d’Iblis. Quiconque laisse vagabonder ses yeux verra ses tourments se prolonger. Or, baisser le regard comporte nombre d’avantages et représente l’un des volets de ce remède salutaire (3).
Le premier de ces avantages est qu’il constitue l’obéissance à l’ordre d’Allah, sommet du bonheur du serviteur ici-bas comme dans l’au-delà. Rien n’est plus profitable au serviteur, en ce monde et dans l’autre, que de se conformer aux commandements de son Seigneur. Tous ceux qui ont été heureux dans les deux demeures ne le doivent qu’à l’observance de Ses ordres (4), et tous ceux qui ont été malheureux ne le doivent qu’à la négligence de Ses commandements.
Le second avantage est qu’il fait obstacle aux effets de la flèche empoisonnée — laquelle pourrait bien causer sa perte.