la bonne action par une autre bonne.
Si tu considères de près nombre de mourants, tu verras qu’on leur ferme l’accès à une belle fin, châtiment de leurs mauvaises œuvres. Le ḥâfiẓ Abû Muḥammad ʿAbd al-Ḥaqq ibn ʿAbd ar-Raḥmân al-Ishbîlî — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Sache que la mauvaise fin — qu’Allah nous en préserve — a des causes, des voies et des portes. Les plus lourdes sont l’absorption dans ce bas-monde, le détournement de l’Au-delà, puis l’audace et l’intrépidité dans les désobéissances envers Allah. Il arrive qu’un genre de péché, une forme de faute, un aspect de négligence ou une part d’impudence et d’audace s’empare de l’homme ; cela domine son cœur, devance sa raison, éteint sa lumière et dresse devant lui des voiles, si bien qu’aucun rappel ne lui profite, aucune exhortation ne pénètre. La mort peut alors le surprendre dans cet état : il entend l’appel comme venant de très loin, sans saisir ce qu’on lui veut, même si l’exhortateur répète et insiste ! »
Il poursuivit : « On rapporte que l’un des hommes de l’émir an-Nâsir fut saisi par l’agonie. Son fils lui disait sans cesse : “Dis : lâ ilâha illâ Allâh.” Mais il répondait : “An-Nâsir est mon maître !” Le fils renouvela l’invitation, et le père réitéra la même phrase. Puis il perdit connaissance ; quand il revint à lui, il déclara encore : “An-Nâsir est mon maître.” Et il … »