On lit également dans les deux Ṣaḥīḥ (1) que le Prophète ﷺ a dit : « Allah est jaloux, et le croyant l’est aussi (2). Or la jalousie d’Allah se manifeste lorsque le serviteur se permet ce qu’Il lui a interdit » (3).
Toujours dans les deux Ṣaḥīḥ, il ﷺ a déclaré : « Nul n’est plus jaloux qu’Allah ; c’est donc Lui qui a proscrit les turpitudes, qu’elles soient apparentes ou cachées. Nul n’aime davantage que l’on avance des excuses qu’Allah ; c’est pourquoi Il a envoyé les messagers comme annonciateurs et avertisseurs. Et nul n’aime la louange autant qu’Allah ; c’est pour cela qu’Il S’est Lui-même loué » (4).
De même, les deux Ṣaḥīḥ rapportent que, dans son sermon lors de la prière de l’éclipse, il ﷺ dit : « Ô communauté de Muḥammad, par Allah, nul n’est plus jaloux qu’Allah lorsqu’un de Ses serviteurs commet la fornication, homme ou femme asservie. Ô communauté de Muḥammad, par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. » Puis il leva les mains et s’exclama : « Ô Allah, ai-je transmis ? » (5).
Qu’il ait mentionné précisément ce grand péché aussitôt après la prière de l’éclipse recèle un subtil secret pour qui y réfléchit.
La propagation de la fornication compte, en effet, parmi les signes annonciateurs de la ruine du monde ; elle fait partie des signes de l’Heure, ainsi qu’il est rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après Anas ibn Mālik, lequel déclara : « Je vais assurément vous rapporter un hadith que… »