— d’interdits profanés (1), de droits perdus et d’injustices commises !
Parmi les effets qui lui sont propres (2), il mène à la pauvreté, abrège la durée de la vie et revêt son auteur d’un visage assombri ainsi que de la tunique du mépris aux yeux des gens.
Il a encore ceci de particulier : il disperse le cœur, le rend malade si même il ne le fait pas mourir ; il attire le souci, la tristesse et la crainte, éloigne de son auteur l’ange et rapproche de lui le démon (3).
Après la corruption qu’engendre le meurtre, nulle n’est plus grave que la sienne (4). C’est pour cela que la Loi a prescrit à son sujet la mise à mort sous les formes les plus infamantes, les plus odieuses et les plus éprouvantes (5). Si un homme apprenait que son épouse — ou toute femme dont l’honneur lui est sacré — avait été tuée, ce serait pour lui plus supportable que d’entendre dire qu’elle a commis l’adultère.
Saʿd ibn ʿUbâda déclara : « Si je voyais un homme avec ma femme, je le frapperais de mon sabre sans en employer le plat (6). » Lorsque cette parole parvint au Messager d’Allah ﷺ, il dit : « Vous vous étonnez de la jalousie de Saʿd ? Par Allah, je suis plus jaloux que lui, et Allah est plus jaloux que moi. Et c’est par jalousie qu’Allah a interdit (7) les turpitudes, qu’elles soient apparentes ou cachées. » Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim (8).