Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

Ce hadith, qui associe l’adultère à la mécréance et à l’homicide, est du même ordre que le verset figurant dans la sourate Al-Furqân (1) et que le hadith rapporté par Ibn Masʿûd (2).

Le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et le salue — a commencé par le péché le plus fréquent, puis par celui qui vient ensuite : l’adultère se rencontre plus souvent que l’homicide, et l’homicide plus souvent que l’apostasie. C’est également un passage du grave vers ce qui est plus grave encore (3).

La corruption provoquée par l’adultère s’oppose au bon ordre du monde. Lorsque la femme commet l’adultère, elle jette l’opprobre sur sa famille, son mari (4) et ses proches, les contraignant à baisser la tête devant les gens. Si elle conçoit de cet acte et tue son enfant, elle réunit adultère et meurtre ; si elle l’attribue à son mari, elle introduit dans la lignée de ce dernier et dans la sienne un étranger qui n’est pas des leurs : il hérite d’eux sans leur appartenir, les voit, se retrouve seul avec eux, se réclame d’eux alors qu’il n’est pas des leurs — sans parler d’autres méfaits encore.

Quant à l’adultère de l’homme, il entraîne lui aussi la confusion des filiations, la corruption d’une femme préservée et l’expose à la ruine et à la perversion.

Dans ce très grand péché se trouvent la ruine de la vie d’ici-bas et de la religion ; il peuple les tombes dans le barzakh (l’intervalle entre ce monde et l’au-delà) et attise le Feu dans l’Au-delà (6).

Que d’instances d’istihlal (le fait de déclarer licite ce qui est illicite) recèle donc l’adultère ! (7)

= Al-Qasama, chapitre : « Ce qui rend licite le sang du musulman », no 1676. (1) Il s’agit de la parole d’Allah : « Ceux qui n’invoquent aucune autre divinité avec Allah, qui ne tuent pas la personne qu’Allah a déclarée sacrée, sauf en toute légitimité, et qui ne commettent pas la fornication » [Coran, al-Furqan, 25:68]. (2) Ce passage a déjà été cité avec le verset mentionné, p. 291. (3) Le manuscrit Z lit : « du plus fréquent à ce qui est plus fréquent » ; il s’agit d’une altération du texte. (4) Le manuscrit F lit : « son mari et sa famille ». (5) Le manuscrit F lit : « cela l’y a fait entrer ». (6) Le manuscrit S lit : « at-tannur », avec redoublement des consonnes t et n. Le manuscrit L le donne également sans redoublement. (7) Le manuscrit S lit : « wa-kam » (« et combien »).
وهذا الحديث في اقتران الزنى بالكفر وقتلِ النفس نظيرُ الآية التي في الفرقان (١)، ونظيرُ حديث ابن مسعود (٢). وبدأ رسول الله ﷺ بالأكثر وقوعًا، ثم بالذي يليه. فالزنى أكثر وقوعًا من قتل النفس، وقتل النفس أكثر وقوعًا من الردّة. وأيضًا فإنّه انتقال من الأكبر إلى ما هو أكبر (٣) منه. ومفسدة الزنا مناقِضة لصلاح العالم، فإنّ المرأة إذا زنت أدخلت العار على أهلها وزوجها (٤) وأقاربها، ونكست رؤوسهم بين الناس. وإن حملتْ من الزنى، فإنْ قتلتْ ولدها جمعت بين الزنى والقتل، وإن حمّلته الزوجَ أدخلَتْ (٥) على أهله وأهلها أجنبيًّا ليس منهم فورِثَهم وليس منهم، ورآهم، وخلا بهم، وانتسب إليهم، وليس منهم؛ إلى غير ذلك من مفاسد زناها. وأما زنى الرجل فإنّه يوجب اختلاط الأنساب أيضًا، وإفساد المرأة المصونة، وتعريضَها للتلف والفساد. وفي هذه الكبيرة خراب الدنيا والدين، وإن عمرت القبور (٦) في البرزخ، والنار في الآخرة. فكم (٧) في الزنى من استحلال
= القسامة، باب ما يباح به دم المسلم (١٦٧٦). (١) وهو قوله تعالى: ﴿وَالَّذِينَ لَا يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلَا يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلَّا بِالْحَقِّ وَلَا يَزْنُونَ﴾ [الفرقان: ٦٨]. (٢) وقد سبق مع الآية المذكورة في ص (٢٩١). (٣) ز: "من الأكثر إلى ما هو أكثر"، تصحيف. (٤) ف: "زوجها وأهلها". (٥) ف: "أدخلته". (٦) س: "التّنّور" بتشديد التاء والنون. وفي ل أيضًا دون التشديد. (٧) س، "وكم".

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